"Methascan" a réuni, l'espace d'une petite journée, tous les acteurs de la filière du lait sur le campus d'Agro-Bio Tech. Une journée de réflexion autour des outils destinés à calculer le taux de méthane présent dans le lait.
Les éructations de vaches envoient du méthane dans l'atmosphère. Par an, une seule vache laitière peut ainsi émettre entre 100 et 150 litres de ce puissant gaz à effet de serre. Depuis plus d'une dizaine d'années, en Wallonie, les chercheurs calculent le taux de méthane à partir du lait collecté dans les exploitations. " L'idée est très simple, explique le Pr Hélène Soyeurt (Gembloux Agro-Bio Tech) : elle consiste à utiliser l'analyse de lait qu'on fait en routine. On applique un modèle mathématique dédicacé pour le méthane et, en sortie du modèle, on trouve la quantité de méthane éructée par jour. "
Les datas sont mises à disposition sur une base de données standardisée partagée à l'échelle européenne. Reste à décider de l'utilité de ces données. C'est pour en discuter qu'une journée s'est tenue à l'auditoire Arsène Burny sur le campus de Gembloux Agro-Bio Tech (ULiège). Chercheurs, éleveurs et représentants des laiteries et de la grande distribution ont échangé leurs impressions. Sylvain Vanderheyden, manager régional pour Arla Foods, est venu présenter le modèle coopératif de sa laiterie : " Nous avons instauré un programme de durabilité. Il nous permet de calculer l'empreinte écologique de nos produits. Actuellement, nous sommes parvenus à vendre quelque 40% de notre volume de lait aux clients partenaires. Le supplément de prix est réparti chez nos fournisseurs pour les efforts qu'ils ont fait afin de diminuer leurs émissions de CO2. "
Il est possible d'agir sur le taux de méthane en jouant sur le facteur génétique ou sur l'alimentation des vaches. Un régime plus riche en lipides naturels permet ainsi de diminuer ce taux. Reste à voir si les éleveurs accepteront de suivre la tendance et si les consommateurs, au final, seront informés objectivement de la traçabilité environnementale d'un lait qu'ils achèteront plus cher.
Sur le même sujet
Recommandations
Congrès de la FWA : le MERCOSUR au coeur des échanges
Le Domaine des Possibles : un lieu qui grandit et se diversifie
À Walhain, l’œnologie se découvre à l’aveugle et en toute modération
L’ULiège internalise la gestion du restaurant universitaire de Gembloux Agro-Bio Tech
Diminution du budget pour l'aide alimentaire : au Resto du Cœur de Gembloux, "on fera en sorte d'aider un maximum de personnes"
Gembloux Agro Bio-Tech teste des huiles essentielles pour favoriser la croissance des sapins de Noël
La faculté de Gembloux rend hommage au professeur Arsène Burny
Le marché de Walhain conquiert clients et exposants : le plan de mobilité modifié
Hausse de la TVA de 6 à 12% sur les livraisons et plats à emporter : une mesure qui passe mal