Entre Orbais à Perwez et Tourinnes-Saint-Lambert à Walhain, le promoteur Aspiravi a récemment introduit un nouveau dossier, dans l'espoir de pouvoir installer 5 nouvelles éoliennes. La coopérative citoyenne Nosse Moulin devient partenaire du projet.
Sur l’important terrain agricole entre Orbais et Tourinnes-Saint-Lambert, en parallèle de l’E411, cinq éoliennes sortiront-elles un jour de terre ?
C’est en tout cas ce qu’espère Aspiravi, le promoteur du projet. Malgré un refus tacite (absence de réponse) du gouvernement wallon, suivi d’un recours rejeté par le Conseil d’État en janvier 2026, la société active dans le renouvelable n’entend pas renoncer. Elle vient d’introduire un nouveau dossier actualisé, convaincue du bien-fondé de sa démarche.
« Étant donné que l’on se trouve ici dans une des zones les plus venteuses de Wallonie, et que les éoliennes se positionnent en deux lignes parallèlement à l’E411, comme l’exige la Région wallonne, il nous semblait opportun de pouvoir réintroduire un dossier », explique Xavier Houdry, chef de projets en Wallonie pour Aspiravi. « Notre projet respecte le Code de développement territorial (CoDT) de Wallonie. La balle est à présent dans le camp de l’administration, qui doit prendre une décision. »
Pas de nuisances pour le voisinage
Pour convaincre les autorités wallonnes, mais aussi les communes de Perwez et Walhain, qui se sont déjà montrées réfractaires à plusieurs reprises, Aspiravi mise sur des technologies de pointe. Les éoliennes devraient assurer, selon le promoteur, une cohabitation paisible avec le voisinage.
« On respecte toutes les distances par rapport aux habitations, zones d’habitat et maisons isolées », précise Xavier Houdry. « Et avec les machines utilisées, on aura vraiment une maîtrise des nuisances et des incidences. Pour certains ouvrages, aucune bride acoustique ne sera nécessaire. Et cela vaut aussi pour l’ombrage. »
L’arrivée de Nosse Moulin
Autre nouveauté dans ce dossier actualisé : l’arrivée de la coopérative citoyenne Nosse Moulin en tant qu’associée. Une manière d’ancrer le projet localement.
« C’est une zone que l’on connaît très bien, parce que Nosse Moulin est notamment déjà active du côté de Grand-Leez, d’Ernage et de Walhain, où nous sommes copropriétaires de deux éoliennes », souligne Nicolas Schul, administrateur de Nosse Moulin. « On savait qu’on était ici dans une zone propice pour installer des éoliennes. Nous avions donc déjà rendu un avis favorable lors de la précédente mouture, en disant que nous aimerions que le projet soit conditionné à une participation active des citoyens. »
De financeur à bénéficiaire
Concrètement, Nosse Moulin aimerait offrir la possibilité aux citoyens volontaires de participer financièrement à la construction d’une des cinq éoliennes, et ainsi leur permettre de bénéficier, à prix coûtant, de l’énergie produite.
« Une fois que cette éolienne sera construite, elle va produire de l’électricité. Et nous avons décidé de la vendre à un fournisseur du nom de COCITER, qui rachète l’électricité produite par l’ensemble des coopératives énergétiques en Wallonie », détaille Nicolas Schul. « Une fois achetée, l’énergie est revendue à prix coûtant aux clients du fournisseur, c’est-à-dire nos coopérateurs. Le système en place permet donc d’avoir un circuit court de l’énergie, où les citoyens sont à la fois acteurs de la production et de la fourniture. Cela permet de consommer l’électricité que l’on a soi-même produite, sans être dépendant des prix du gaz ou d’autres matières fossiles. »
Le projet éolien Aspiravi–Nosse Moulin reste, pour le moment, ouvert à l’enquête publique. Les autorités wallonnes devront ensuite se positionner et rendre leur décision définitive.
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