Fin octobre se tenait la 25ème édition du Concours des miels d'ici et d'ailleurs à Suarlée. Parmi les lauréats, on retrouve l'apiculteur gembloutois Fernand Herbots. Il décroche une médaille de bronze grâce au miel goûtu et crémeux de ses abeilles.
Apiculteur depuis de nombreuses années, il vient d’être récompensé pour la qualité de son miel lors du dernier Concours des miels d’ici et d’ailleurs, organisé à Suarlée. Récolté cet été, son précieux nectar a su se distinguer pour obtenir une belle médaille de bronze.
« J’étais malade le week-end de la compétition. C’est mon ami et formateur apicole, Robert Lequeux, qui m’a téléphoné pour m’annoncer la nouvelle », se souvient Fernand. « Je ne m’y attendais pas forcément, car il y avait beaucoup de candidats inscrits au concours. Il faut avoir un peu de chance, mais aussi savoir travailler son miel correctement. »
Un miel crémeux, travaillé trois fois par jour
Travailler le miel correctement, c’est avant tout respecter une série de critères, notamment l’humidité et le taux de sucre. Il faut aussi obtenir un miel crémeux, tartinable une fois mis en pot. « Si j’ai 100 kg de miel d’été, j’en prends 9 kg et j’y ajoute 1 kg de miel de printemps, à base de colza. C’est en les mélangeant de manière homogène trois fois par jour que le miel va progressivement prendre et cristalliser finement pour rester tartinable. »
Chez Fernand, le miel récolté provient de ses ruches situées à quelques pas de chez lui, dans le bois de Ferooz, un véritable paradis pour les abeilles, qui y trouvent une multitude de sources de pollen et de nectar.
« Je n’ai pas d’interruption entre le miel de printemps et celui d’été, car les ronces se mettent directement à fleurir et les abeilles en raffolent », confie Fernand. « Et puis, elles apprécient les pissenlits dans les prairies et les pâtures, sans oublier les essences de bois comme le tilleul et le marronnier. »
Un savoir-faire à l’épreuve du frelon asiatique
Seule ombre à cet havre de paix : la présence récurrente du frelon asiatique. Malgré les nombreux pièges placés, ce prédateur reste redoutable. « Malgré le bois qui protège mes abeilles, le frelon vient jusqu’ici. On se bat comme on peut en dénichant les nids, mais ils font vraiment beaucoup de dégâts. Sur une année, un nid de frelons peut manger jusqu’à 12 kg d’insectes. »
Heureusement, nos contrées s’enfoncent petit à petit dans l’hiver. Le froid devrait ainsi avoir raison des dernières colonies de frelons, laissant Fernand se tourner sereinement vers les prochaines miellées, prévues au printemps.
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