À Ernage, un couple de castors s'est installé, cet été. Dans ce village, sévèrement touché par de multiples inondations, leur présence inquiète. Les deux rongeurs mettent la lutte contre les inondations à mal. Le DNF octroie une dérogation à la Ville.
Il y a une dizaine de jours, les Ernageois ont craint voyant le niveau d'eau monter suite aux pluies, pourtant pas si conséquentes. Les riverains du cours d'eau ont encore en mémoire les nombreuses inondations qui ont touché leur village, en 2021 et 2024, notamment. Si l'eau est montée, c'est à cause de la présence de branchages coupés par un couple de castors installé à Ernage depuis l'été dernier.
Sur le territoire de Gembloux, le village d'Ernage est le plus sensible aux inondations. La Ville fait des efforts conséquents en matière de lutte contre ces inondations. Un bassin d'orage a été créé, des égouttages ont été remplacés et modifiés. Tout un travail a été effectué sur le lit du ruisseau, et bien d'autres actions. Actions mises à mal par la présence de ce couple de rongeurs. La Ville de Gembloux a donc demandé au DNF, le Département de la Nature et des Forêts, pour les déplacer. "Malheureusement, on a eu un refus, car le castor est une espèce strictement protégée", annonce Gauthier de Sauvage, échevin gembloutois de l'Environnement et de la Lutte contre les inondations (Bailli).
Les faire se déplacer
La Ville a, par contre, reçu l'autorisation de détruire systématiquement leurs barrages. "On va également prendre une série d'actions pour limiter leur capacité à se nourrir. Simplement, parce que ce n'est pas un endroit qui est adapté pour eux. Il y a d'autres endroits plus appropriés, sur le ruisseau même ou sur les autres ruisseaux qui s'y jettent", continue l'échevin. La Ville va donc tenter de "chasser" ces castors pour qu'ils se déplacent vers une zone plus adaptée. Cela se fera en partenariat avec Natagora.
La Ville restera vigilante à la formation de barrages. Elle appelle aussi les riverains à les signaler, voire à détruire eux-mêmes les embryons de barrage. "Si un riverain voit qu'il y a un début de barrage, il peut prévenir la commune. À ce moment-là, on communique au DNF que nous allons nous en occuper. Le riverain lui-même peut, s'il s'agit d'un embâcle, donc quelques branches qui s'accumulent, s'en débarrasser", conclut Gauthier de Sauvage.
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