Depuis juillet 2025, l’Union européenne a élargi la liste noire des végétaux interdits. Une mise à jour entrée en vigueur le 1er janvier 2026. Et qui proscrit la culture et la vente de certaines plantes invasives comme les renouées asiatiques.
Peut-être avez-vous entendu parler de l'Acacia noir, du mûrier à papier ou encore des renouées asiatiques. Ces plantes terrestres font en tout cas l'actualité en ce début d'année. Depuis le 1er janvier, elles sont considérées comme espèces exotiques envahissantes sur le territoire européen. Elles ne peuvent plus être achetées, bouturées ou relâchées dans la nature.
« L'idée, c'est de mettre en place un devoir de vigilance en Belgique pour les espèces qui ne sont pas encore sur le territoire. Mais aussi d'établir une obligation pour la gestion des espèces déjà présentes », explique Quentin Thibaut, chargé de projet sur les plantes invasives au sein de la faculté de Gembloux Agro-Bio Tech. « On pense notamment aux renouées asiatiques qui ont été rajoutées sur cette liste européenne. Elles sont déjà en très grand nombre chez nous et causent des dégâts à la fois économiques et environnementaux. »
Un objectif : la préservation de la biodiversité
Effectivement, les renouées asiatiques constituent une espèce de plante particulièrement préoccupante. Lutter ardemment contre leur prolifération est essentiel pour protéger la biodiversité. « Les renouées asiatiques sont des espèces qui croissent très vite. Parfois jusqu'à 4 cm par jour, ce qui est énorme. On a donc une compétition des ressources entre les plantes au niveau du sol », développe Quentin Thibaut. « Et puis, ce sont des plantes qui poussent droit. Elles vont créer de l'ombrage et empêcher les plantes en dessous d'elles de pousser. »
Quelles conséquences pour les pépiniéristes ?
Mais alors, quelles conséquences pour les pépiniéristes ? Cette nouvelle réglementation sur les plantes invasives représente-t-elle un manque à gagner ? Du côté de Beuzet, le pépiniériste Thomas Paquet se veut rassurant. « Ce ne sont pas des plantes que l'on a l'habitude de demander ici, au sein de ma clientèle. Souvent, les plantes invasives sont listées et, si j'ai une demande à faire via mes grossistes, ils m'informent directement que ce n'est pas possible. »
Outil indispensable pour les pépiniéristes : les passeports phytosanitaires des plantes. « Ça permet d'avoir un suivi de la plante et de s'assurer qu'il n'y a aucun risque. »
S'informer sur les plantes invasives
Chez vous aussi, vous pouvez agir. Notamment grâce à la brochure pédagogique « AlterIAS ». Un outil proposant des alternatives aux plantes exotiques envahissantes dans vos jardins. « L'idée est d'aller consulter cette brochure pour trouver des espèces très précises, à chaque fois indigènes ou des espèces exotiques qui ont été approuvées, c'est-à-dire qu'elles ne se dispersent pas et ne créent pas de dommages dans l'environnement. »
L'heure est à l'action face à cet ennemi coriace. On estime que les espèces exotiques envahissantes constituent l'une des cinq causes de la perte de biodiversité à l'échelle mondiale.
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