Ce jeudi soir, le Domaine de Lonzée met à l'honneur l'entrepreneur inspirant de l'année 2026 en province de Namur-Luxembourg. Parmi les nominés : Jonathan Marescaux, jeune entrepreneur à la tête de l'entreprise E-Biom, installée aux Isnes. Portrait.
Mouscronnois d'origine, Jonathan Marescaux se définit comme chercheur-entrepreneur. Scientifique durant une première partie de sa carrière, il dirige aujourd’hui un laboratoire et cabinet de conseil spécialisé en stratégie durable et environnementale pour les entreprises. Une transition vers le monde entrepreneurial, opérée dès la fin de son doctorat à l'UNamur.
« Je me lance dans la science, et à la fin de ce doctorat dont j'avais toujours rêvé, je me rends compte que 99 % du savoir scientifique reste dans des armoires, des bibliothèques, mais n'est pas utilisé pour passer à l'action. Je me rends donc compte qu'il va vraiment me manquer quelque chose dans la vie », explique Jonathan. « Cette réflexion me pousse alors à prendre cette casquette de scientifique-entrepreneur, à un moment où j'ai l'opportunité d'obtenir un financement de trois ans de la Région wallonne. »
Un entrepreneur formé sur le terrain
Cette période de trois ans est une véritable aubaine pour Jonathan. Elle lui permet de transposer ses idées de recherche, centrées sur la génétique, à la question écologique. Et de lancer, sans formation préalable ou MBA (Master of Business Administration), une entreprise engagée dans les grands défis environnementaux.
« Ce qui m'inspire au quotidien, c'est que les projets qu'on développe chez E-BIOM permettent d'avoir une action concrète sur le terrain et les enjeux de la nature. Que ce soit pour favoriser la résilience des territoires face au changement climatique ou intégrer la question écologique dans les stratégies des entreprises », énumère le jeune entrepreneur. « On a également travaillé sur la pandémie de Covid. Donc finalement, ce sont toujours des enjeux très concrets... Je trouve ça inspirant que le métier qu'on fait ait du sens. »
La clé : bien s'entourer
Si Jonathan s'est d'abord lancé seul dans cette aventure entrepreneuriale, il est à présent bien entouré. Il peut, pour développer son laboratoire, s'appuyer sur une équipe compétente et multidisciplinaire.
« Créer la bonne équipe, c'est vrai à tous les niveaux. Il faut à la fois pouvoir leur faire confiance et créer des complémentarités. Si on parle tous le langage scientifique, ou si on est tous des chefs d'entreprise à ne parler que business et retour sur investissement, ça ne peut pas marcher. Il faut trouver le bon équilibre entre les différents discours. »
Oser se lancer
Savoir déléguer, être conscient de ses limites : voilà des compétences clés pour se lancer en tant qu'entrepreneur. Mais pour Jonathan, il faut aussi oser et surmonter ses peurs pour se lancer dans le grand bain.
« Les craintes que l'on peut avoir au début, il faut les dépasser, parce qu'elles peuvent très vite se transformer en frein. Bien s'entourer, je le redis, c'est très important. Avec des profils complémentaires. Quand on n'est pas seul, ça peut très bien se passer. »
Jonathan tient à rester les pieds sur terre. Mais il espère, au fond de lui, que son parcours puisse inspirer d'autres chercheurs et les aider à transformer leur savoir scientifique en actions concrètes, sur le terrain.
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