Les agriculteurs, victimes de déchêts sauvages retrouvés sur leurs champs, c'est le constat qui ressort d'une enquête publiée par la la Fédération wallonne de l'agriculture. Quelles en sont les conséquences ? Quelle solution apporter ? On fait le point.
35 % : c’est la proportion de canettes et de bouteilles en plastique dans le total des déchets sauvages collectés chaque année en Belgique. Retrouvés en quantité importante dans et aux abords des champs, ces déchets rendent aujourd'hui la vie dure à une profession en particulier : celle des agriculteurs et agricultrices. Ils sont inquiets pour la survie et la santé de leur bétail.
« Quand les prairies sont fauchées, les canettes et bouteilles en plastique sont broyées, ce qui crée des milliers de particules qui se retrouvent dans l'alimentation des animaux. Elles sont coupantes et le bétail les ingère, ce qui peut provoquer des coliques, des blessures et des hémorragies. Cela peut même mener à la mort », explique Camille Gourmet, représentante de l'UAW, l'Union wallonne de l'agriculture.
Le bétail, l'environnement et les rendements menacés
Ces constats sont tirés d'une étude rassemblant les avis de 135 agriculteurs et agricultrices, menée conjointement par la FWA et l'UAW. Complètement anonyme, elle inclut, en parallèle du bétail, les conséquences économiques et environnementales des déchets sauvages dans les prairies.
« Comme on peut s'en douter, le fait d'avoir des déchets clandestins dans les champs et sur les sols accentue la pollution des sols. Cela augmente le nombre de microplastiques », poursuit Camille Gourmet.
« Il y a aussi un impact sur la production végétale et agricole. Les morceaux qui vont s'y retrouver vont diminuer la qualité des récoltes. Certains agriculteurs vont alors voir leurs lots déclassés ou refusés, ce qui crée des pertes économiques sèches pour les producteurs. »
Instaurer un système de consigne
La situation est donc préoccupante pour les agriculteurs. L’enquête souligne l’urgence de mettre en place des mesures rapides et efficaces pour freiner ce phénomène. Le monde politique est directement visé.
« À la FWA et à l'UAW, on demande d'instaurer une consigne sur les canettes et bouteilles en plastique. Le personnel politique doit mettre cette mesure à l'ordre du jour et l'instaurer en collaboration avec les acteurs de terrain. »
Les auteurs et autrices souhaitent également accentuer la sensibilisation des citoyens. Une prise de conscience collective est nécessaire pour respecter et protéger celles et ceux qui nous nourrissent au quotidien.
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