À Chastre, un compostage collectif est en place depuis avril. Les premières observations sont encourageantes: les habitants suivent les recommandations d’utilisation à la lettre. Ils devraient obtenir un terreau prêt à semer d’ici trois mois.
Les projets de compostage collectifs germent dans nos communes. Si l'initiative lancée dans le quartier du Bia Bouquet à Walhain début juillet fait ses premiers pas, une autre est déjà sur pied à Chastre depuis le 27 avril. En trois mois, les habitants du quartier ont pu collecter pas moins de 120 kg de matière organique. Mélangés à un broyat de branches, ces déchets doivent aujourd’hui être retournés pour faciliter leur décomposition.
"On commence toujours avec un bac d’apport. Et quand il est plein, il convient de le retourner pour mettre de l’air, réactualiser le taux d’humidité et faire de la place aux nouveaux déchets", explique Jean-Marie Savino, facilitateur sur les projets de compostage collectif en région wallonne (ASBL Éco Circulaire). "Et donc, on bascule le compost en décomposition dans un bac de maturation, plus ou moins après trois mois."
Un compost qui ne connait pas les odeurs
Après inspection, le mélange de déchets en décomposition transféré du bac d’apport au bac de maturation est bien homogène. Il ne dégage aucune odeur. De quoi réjouir les acteurs impliqués.
"J’ai l’impression que ça sent comme dans les bois. Je suis surprise, parce que le projet n’est fonctionnel que depuis trois mois. On pensait qu’il y aurait plus d’odeurs que ça", confie Isabelle Delmelle, co-référente du projet de compostage dans le quartier du Bia Bouquet à Walhain. Elle est venue observer les progrès chez ses collègues de Chastre.
"On est ici devant un cas d’école", se réjouit Jean-Marie Savino. "On peut vraiment utiliser cet exemple pour rassurer tout le monde. On ne sent rien, et il n’y a pas de poches alimentaires parce que les déchets sont bien mélangés au broyat de branches. Tout est fait proprement. On est plutôt très contents."
Un terreau pour planter des fleurs et arbres
À Chastre, le compost tout juste placé dans le bac de maturation devrait y rester encore trois mois, avant de pouvoir obtenir un terreau prêt à être semé. Les idées d’utilisation de cette matière fertile sont déjà nombreuses.
"On a deux habitants qui veulent faire des balconnières pour y planter des fleurs. Et le reste, on compte le récupérer pour planter, dans le quartier, de petits arbustes ou des vivaces à fleurs. On veut embellir les lieux", annonce Olivier Courtois (ASBL Régie des Quartiers NOTRE MAISON), responsable des projets liés à la gestion durable des logements dans le quartier.
Il ne reste donc plus qu’à faire preuve de patience… pour voir pousser, à Chastre et Walhain, des arbres et des fleurs nourris par le terreau des composts collectifs. Une démarche simple et accessible, mais résolument porteuse pour les communes… et pour l’environnement.
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