Le Centre wallon de Recherches Agronomiques a présenté les résultats des travaux menés sur sa plateforme de maraîchage bio. Diverses machines ont montré leur utilité pour conserver la biodiversité et la structure des sols.
Le public présent au CRA-W a pu se rendre compte des variations de qualité entre les différents systèmes de cultures testés ici, à Gembloux, depuis six ans. Grâce à la saulaie toute proche, les sols bénéficient d'un broyat de qualité, riche en carbone et en azote.
Ce broyat, justement, peut être étendu grâce à un prototype créé spécialement au Centre wallon de Recherches Agronomiques. " On doit pouvoir mettre la luzerne fraîche dans les champs une fois que les cultures sont mises en place, explique Laurent Jamar, chercheur au CRA-W. Et pour ça, on a développé un système d'épandage, qui empêche la matière de tomber sur les rangs de légumes. "
D'autres machines étaient présentées, ce jeudi, comme une scalpeuse ou une charrue déchaumeuse qui permet de préserver la structure du sol sans diluer la matière organique. Benoît Scaut, responsable de la plateforme de maraîchage, explique en quoi la fissureuse permet de " préparer le sol à l'aide de différentes dents qui travaillent à une profondeur de 20 à 30 centimètres. Chaque dent est munie d'un ressort, ce qui permet d'absorber les chocs. "
Il est important, en bio, de préserver cette structure du sol et le développement de la biodiversité (au sein de laquelle les lombrics jouent un rôle essentiel). Les travaux menés au CRA-W ont en tout cas montré que les sols en non labour se distinguaient qualitativement de ceux qui ont été profondément retournés.
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