La Wallonie s’active pour lutter contre l’érosion des sols. En concertation avec les syndicats, la ministre de l’Agriculture, Anne-Catherine Dalcq, vient d’adopter un nouveau plan d’action, baptisé BCAE 5. Il est jugé juste et réaliste par le secteur.
Une bonne nouvelle pour le monde agricole wallon et la préservation des sols. En concertation avec les différents syndicats du secteur, la ministre MR Anne-Catherine Dalcq vient d’adopter un nouveau plan pour mieux protéger les cultures des coulées de boue et de l’érosion. Résultat de l’application d’une norme européenne, ce plan, nommé BCAE 5 (pour Bonnes Conditions Agricoles et Environnementales), est jugé convaincant par la Fédération wallonne de l’Agriculture.
« Le référentiel sur lequel on se base pour classer les sols et déterminer la sensibilité des parcelles à l’érosion prend la forme d’une carte. Cette carte a suscité beaucoup de discussions. Mais elle a progressivement pu être affinée par l’administration publique, de manière à apporter des réponses à toute une série de demandes effectuées par les syndicats agricoles », explique Benoît Haag, le secrétaire général de la FWA. « Cela faisait quatre ans que nous discutions de cette mesure. Nous sommes satisfaits des résultats et de la vision réaliste du plan. Mais il y aura encore bien sûr des cas pour lesquels nous devrons rester attentifs. »
Un défi en Brabant wallon
Parmi les territoires sur lesquels l’implémentation de ce plan de préservation des sols représente un véritable défi, le Brabant wallon arrive en première ligne. Le territoire brabançon est en effet particulièrement vallonné. « Ils ne l’ont pas choisi, mais leur parcellaire est très pentu. Dans le BCAE 5, nous avons donc vraiment veillé à fournir une boîte à outils aux agriculteurs afin de leur permettre de poursuivre l’exploitation des sols tout en intégrant les normes environnementales obligatoires. Cela passe notamment par des techniques culturales spécifiques ou par le découpage des parcelles en unités plus petites », précise Benoît Haag.
Une entrée en vigueur en 2027
Le BCAE 5 est adopté, mais il n’entrera en vigueur qu’à partir du 1er janvier 2027. De quoi laisser du temps au secteur pour s’adapter et prendre les mesures adéquates afin de mettre en place les obligations en matière de lutte contre l’érosion.
« Il est nécessaire de disposer de ce temps supplémentaire pour s’intégrer au calendrier de travail de l’agriculteur. Il décide dès maintenant des cultures qu’il implantera dans douze mois, des conditions dans lesquelles elles seront mises en place ainsi que des techniques culturales qu’il appliquera », souligne le secrétaire général de la FWA.
L’aval de la FUGEA et de la FJA
Si la FWA juge le BCAE 5 convaincant, le son de cloche est le même du côté des autres syndicats. Dans les colonnes de L’Avenir, la FUGEA se félicite de l’aboutissement des négociations, menées en concertation. « Le statu quo n’était pas envisageable à long terme pour la préservation des sols », avance son président, Philippe Duvivier.
La FJA, la Fédération des Jeunes Agriculteurs, appelle de son côté à rester vigilante. Mais elle salue « ces nouvelles règles plus justes et mieux adaptées au terrain ».
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