Grand-Leez : un cheval ardennais à l’écochantier participatif de la phragmitaie

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Ce dimanche, des volontaires étaient rassemblés au cœur de la phragmitaie de Grand-Leez, pour terminer les importants travaux de défrichage du lieu. Un cheval ardennais était présent pour épauler les volontaires dans cet écochantier de grande ampleur.

Sous le soleil et dans la bonne humeur, de courageux citoyens s’activent au cœur de la phragmitaie du bois de Grand-Leez. Ils sont présents pour réaliser le défrichage intégral de ce lieu naturel, considéré comme un bijou de biodiversité.

« L’idée derrière ce travail, c’est d’enlever la matière sèche, c’est-à-dire les roseaux, pour éviter qu’ils ne se dégradent au sol. Si on laisse cette matière au sol, elle va s’accumuler et on va perdre petit à petit le côté humide de la roselière », explique Michaël Pluijgers, responsable du projet européen LIFE chez Natagora.

« Je crois que la dernière gestion du site remonte déjà à huit ans, il y a assez longtemps », complète Nicole Lempereur, membre de Natagora. « Mais la superficie à couvrir est très grande, je ne m’y attendais pas. Le travail est donc assez lourd », précise-t-elle.

Milka, le moteur ardennais

C’est l’entraide et l’esprit d’équipe qui animent les participants de cet écochantier. Tous et toutes en sont conscients : c’est la somme de chaque individu qui fait la différence. « Le fait d’être nombreux sur le site est motivant et nous donne la sensation d’avancer. Chacun fait comme il peut en fonction de ses capacités », rappelle Joëlle Thonnard, également membre de Natagora.

Niveau matériel, certains ont ramené leurs propres outils, « mais la Ville de Gembloux nous a prêté des fourches et des râteaux. On a aussi des bâches et un cheval. On est donc équipés », poursuit la volontaire.

Ce cheval, dont Joëlle fait mention, est un Ardennais et porte le nom de Milka. Sa puissance est précieuse pour évacuer en grande quantité les monticules de roseaux fauchés.

« Avoir un cheval comme Milka sur l’écochantier, c’est bien sûr une philosophie, mais c’est aussi très pratique », explique Philippe Lamotte, porteur du projet. « Sa présence est également une nécessité technique. Il n’y a qu’un cheval qui peut venir ici, à la fois pour ne pas dégrader l’endroit et abîmer le milieu, mais surtout pour des raisons de sécurité. Un tracteur ou un engin lourd ne pourrait pas accéder à la phragmitaie. »

Transformer la phragmitaie en réserve

Plus qu’un simple travail de bénévoles, cet écochantier s’inscrit dans le cadre du PCDN, le Plan communal de développement de la nature. À terme, l’objectif est de voir la phragmitaie rattachée à une réserve naturelle, située juste à côté, à Perwez.

« La réserve s’appelle Aux sources de la Jette, et nous aimerions l’étendre du côté gembloutois, où se trouvent de nombreuses parcelles intéressantes au niveau biologique. La roselière où nous sommes en train de travailler en fait partie », souligne Michaël Pluijgers. « On aurait donc une réserve agrandie, qui aurait la particularité d’être interprovinciale et située entre deux communes. »

Une fois la phragmitaie devenue réserve, un observatoire devrait également voir le jour, afin de pouvoir apprécier le lieu sans y mettre directement les pieds. En dehors de l’écochantier, la zone reste en effet interdite aux promeneurs.


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