76% des Wallons veulent davantage de forêts en libre évolution. C'est ce que montre une enquête publiée par l'association Forêt & Naturalité et Gembloux Agro-Bio Tech. L'objectif, laisser la forêt se transformer sans intervention humaine.
Le Bois de Buis de Walhain, est le parfait exemple d'une forêt en libre évolution. Jean-Claude Mangeot, son conseiller scientifique, s'occupe chaque jour de surveiller ses 150 hectares. Pour lui, l'intervention humaine doit être réduite au maximum : "On essaie de surveiller ce qui se passe au niveau de la régénération naturelle. On intervient vraiment avec le bout des doigts, on sélectionne véritablement les arbres que la nature a décidé de mettre en place et pas que l'homme a décidé de mettre en place".
Une façon naturelle de gérer les forêts
Les forêts libres sont peu nombreuses en Belgique. Pourtant, elles présentent de nombreux avantages. Le président de l'association Forêt & Naturalité Sébastien Carbonnelle, les explique : "Elles vont permettre de mieux protéger la diversité, d'être plus efficace pour toute une série écosystémique, comme le cycle de l'eau. Elles peuvent aussi servir de ressource génétique dans des espaces où la nature s'est complètement adaptée par elle-même."
L'association a publié une enquête, mardi 15 avril, en partenariat avec Gembloux Agro-Bio Tech (ULiège). Les résultats ont révélé que 3/4 des Wallons souhaitent davantage de forêts protégées en libre évolution. "Pour mener une politique d'aires protégées et de protection des forêts, la libre évolution est un moyen pertinent pour y parvenir. Mais on se rend compte qu'il y a toute une série de difficultés à cette mise en œuvre et au développement de cette étude. L'idée de l'étude, c'était d'identifier qu'elles étaient ces difficultés", affirme Sébastien Carbonnelle. Protéger nos espaces verts, reste donc un défi de taille, la forêt couvre 1/3 du territoire de Wallonie.
Marie Quiblier
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