Du collège Saint-Guibert à l'athénée royal en passant par l'institut technique, plus d'une centaine d'enseignants, tous réseaux confondus, ont manifesté à Gembloux ce lundi matin. Dans leur ligne de mire : les réformes du gouvernement MR-Engagés.
Huit heures, place de l'Orneau : les enseignants se mobilisent pour défendre leur cause. Ils sont habillés de noir et, fait rare, proviennent de tous les établissements de Gembloux : collège, athénée royal, institut technique,... On croise même des profs de la faculté d'Agro-Bio Tech et des pulls aux couleurs de l'Hennalux. " C'est exceptionnel ! Cela fait vingt ans que je suis ici, c'est la première fois qu'on fait ça ", s'exclame Coralie Canvat, prof et déléguée CSC au collège Saint-Guibert.
Pétards, sifflets, casseroles, un simulacre de cérémonie funéraire. C'est l'enseignement qu'on enterre, estime la délégation. Des enseignants se couchent sur le sol, les slogans visent la ministre Glatigny (MR) et son plan d'économies. " Dans des classes bondées, où l'on mélange des élèves du différencié, du spécialisé dans le général, sans moyens supplémentaires, en augmentant de 10% la charge des professeurs, comment voulez-vous prendre du temps pour aider nos élèves ? Nous sommes de simples variables d'ajustement budgétaire ", peste Christelle Croon, professeure et déléguée CGSLB à l'athénée royal.
Le cortège a quitté la place de l'Orneau pour rendre visite aux autres établissements scolaires de la Cité des Couteliers. Première étape : l'Institut Technique Horticole, fusionné avec celui de Suarlée, spécialisé dans les métiers de bouche. Dans l'enseignement qualifiant aussi, les réformes ont parfois du mal à passer. " La disparition des 7e TQ, la restriction de l'accès aux 7e professionnelles,... " énumère Fabienne Bilterijs, enseignante et déléguée CGSP. Pour elle, " les réformes qui s'ajoutent constituent la goutte d'eau qui fait déborder le vase ".
Les manifestants ont bruyamment défilé sous les fenêtres de l'athénée royal, où les cours n'étaient pas tous suspendus. Cette action gembloutoise n'était pas unique : de Mons à Liège, des enseignants ont donné de la voix pour défendre leurs acquis. La ministre Valérie Glatigny a répété, de son côté, que des économies étaient indispensables (la Fédération Wallonie-Bruxelles ne pouvant pas lever d'impôts) et que l'encadrement des élèves et la qualité de l'enseignement restaient sa priorité.
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