Une délégation de la CSC Enseignement a pris le petit déjeuner avec Benoît Dispa, ce matin à l'hôtel de Ville de Gembloux. Elle lui a fait part de ses inquiétudes, en prévision d'une marche citoyenne prévue dimanche à Bruxelles.
La régionale Namur-Dinant de la CSC Enseignement a décidé de réveiller des mandataires, cette semaine. À sept heures tapantes, une délégation s'est présentée à l'hôtel de Ville de Gembloux, ce mercredi, pour rencontrer Benoît Dispa (Les Enggés). Ponctuel, le président du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles avait amené les viennoiseries.
" On est venu dire à Monsieur Dispa à quel point, dans les salles des profs, les gens sont inquiets et en colère ", explique François De Woot, permanent ad intérim de la régionale namuroise du syndicat chrétien. Et d'énumérer la liste des réformes proposées par la majorité MR-Engagés, qu'il juge " déconnectées du terrain " : " Notre objectif, c'est de pousser le partenaire Engagés à la réflexion et à rappeler (au MR) que la colère est grande. "
Message reçu, au terme d'une heure de discussion. " Lorsque des mesures pénibles doivent être prises, elles doivent être décidées dans le dialogue, dans la concertation, estime Benoît Dispa. C'est insupportable d'entendre chez les enseignants un sentiment de mépris. Les échanges et les négociations doivent se poursuivre ou reprendre lorsqu'ils n'ont pas eu lieu. "
Ce dimanche 25 janvier, les syndicats lancent une marche citoyenne pour l'école et l'avenir de la jeunesse. " L'idée, c'est de dépasser le cadre syndical, poursuit François De Woot, de montrer qu'il y a d'autres institutions (comme les associations de parents ou diverses asbl actives dans le champ scolaire) qui s'inquiètent aussi du choix des partenaires de la majorité. " Le rendez-vous est fixé à 13h, gare du Nord à Bruxelles.
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