Si vous habitez à Grand-Manil, à Gembloux, vous avez du le constater : des travaux de rénovation de la voirie pavée sont en cours dans la rue Lucien Petit. Le chantier, prévu pour dure, perturbe le commerce local.
Des pavés usés et une chaussée dégradée : la rue Lucien Petit, qui relie le centre de Gembloux au village de Grand-Manil, subit actuellement une rénovation importante. Le chantier se déroule en plusieurs phases, sur les tronçons les plus fragilisés.
« La rue Lucien Petit demandait réellement une rénovation assez importante. Plusieurs scénarios se sont mis en place et on a choisi de la réfectionner en trois tronçons », explique Alain Goda, échevin en charge des travaux à la Ville de Gembloux. « C’est la meilleure solution pour permettre aux riverains d’avoir accès à leur habitation, mais aussi aux commerces présents dans la rue. »
Le commerce local au ralenti
La rue reste en effet toujours accessible à sens unique, malgré les travaux en cours. Mais les conséquences sur le commerce local se font bel et bien ressentir. Comme en témoigne, en haut de la rue, Adrien Janssens, boulanger-pâtissier.
« On reste ouvert, mais on a une perte de passage et de clientèle, et on a un chiffre d’affaires moitié moindre par rapport à avant les travaux » constate le commerçant. « Il y a des clients réguliers qui ne prennent pas le temps de se garer en amont, de venir à pied ou de faire demi-tour devant chez nous. »
En pleine période de Pâques, ces travaux tombent mal. Adrien Janssens tient donc à rappeler à sa clientèle que la boulangerie reste bien ouverte. « La boulangerie reste accessible à pied ou en voiture. Pour l’instant, c’est Pâques. On a la chance de proposer nos propres œufs et lapins en chocolat, confectionnés dans notre atelier. Il ne faut pas hésiter à venir faire un tour. »
Attendre que le ciment sèche
Selon l’échevin en charge des travaux, le chantier devrait s’étendre sur une période de deux mois et demi. Un délai relativement long, qui s’explique par le recours à une technique d’intervention particulière. « On ne sait jamais ce que l’on va trouver quand on démonte les pavés existants et qu’on découvre l’état du coffre juste en dessous. On doit à chaque fois réaliser des examens approfondis pour juger des réparations nécessaires », développe Alain Goda. « Et contrairement à une voirie en asphalte, qui permet aux automobilistes de rouler rapidement dessus une fois posée, il faut plus de temps avec une voirie en pavés. Il faut attendre que le ciment sèche. »
Chaque année, la Ville de Gembloux consacre 250.000 euros à la réfection de ses voiries pavées. Des rues souvent historiques, particulièrement exposées au poids du charroi.
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