Depuis ce 1er janvier, de nombreuses personnes ne peuvent plus bénéficier des allocations de chômage. On estime qu'un tiers des exclus se tourneront vers les CPAS. À Gembloux, malgré le calme de ce début d'année, on se prépare à une hausse des demandes.
La réforme initiée par le gouvernement fédéral concernant les allocations de chômage est entrée en vigueur ce 1er janvier 2026. Partout en Belgique, les CPAS se mobilisent afin de répondre aux demandes et aux inquiétudes des personnes n'ayant plus droit au chômage. À Gembloux, la réforme va entraîner l'exclusion de 422 personnes d'ici juillet 2027. En Belgique, ils seront 194.000 au total. Selon l'ONEM, on estime qu'un tiers se tournera vers le CPAS pour obtenir un revenu d'intégration.
En ce début janvier, la situation est plutôt calme et sous contrôle au Centre public d'Action sociale gembloutois. "Cette première vague concerne les personnes qui sont au chômage depuis plus de 20 ans ou qui sont bénéficiaires d'allocations d'insertion. Cela représente, à Gembloux, 45 personnes. Un tiers ouvriront un droit au revenu d'intégration, cela fait 15 personnes", décrypte Andy Rogge, président du CPAS (Bailli). En décembre déjà, 15 personnes se sont présentées au CPAS pour des renseignements. "Leur dossier sont en cours d'instruction."
Anticiper un mois à l'avance
Pour les prochaines vagues d'exclusion, le mot-clé reste l'anticipation. "Au mois de mars et d'avril, ce sont les chômeurs qui ont entre 2 et 8 ans, et puis ceux qui ont 2 ans de chômage (ndlr : 95 en mars, 114 en avril). Ce seront probablement les vagues les plus impactantes pour notre travail." Le président du CPAS conseille aux personnes concernées de prendre leurs renseignements un mois avant l'exclusion effective. "Cela permet, non pas de prendre une décision, mais de pré-instruire le dossier, de rassembler les documents, d'orienter les personnes. Ça nous permet aussi de lisser l'absorption de la charge de travail", encourage Andy Rogge.
Pour faire face aux demandes d'aides, les CPAS recevront des financements accrus du pouvoir fédéral. Une compensation estimée à 26 millions d'euros. Le CPAS de Gembloux peut aussi compter sur le soutien de la Ville qui a augmenté son subside de 11,5%. Un travailleur social supplémentaire a été engagé. "On a eu un gros travail de préparation en 2025 avec l'engagement d'un membre du personnel en plus pour faire la jonction entre le service social et la cellule administrative qui va aussi être soumise à une charge de travail supplémentaire", rappelle Andy Rogge.
L'effort réside aussi dans la communication envers les personnes concernées. Des personnes parfois éloignées de l'actualité et qui ne seraient pas au courant de leur perte d'allocations. Le CPAS assure discrétion et dignité dans l'accueil des personnes exclues du chômage.
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