Chaque année en février, Natagora vous invite à sortir vos jumelles le temps d'un week-end, dans le cadre du grand recensement des oiseaux de jardin. Les données récoltées sont précieuses pour suivre les dynamiques environnementales.
Danny Sterckx est gembloutoise. Depuis 3 ans, au mois de février, elle ressort ses jumelles pour observer le passage des oiseaux dans son jardin et participer au grand recensement de Natagora. Une contribution précieuse, qui lui tient à cœur.
"Je tiens à participer à cette opération parce que la nature et les oiseaux dans les villes, c'est important. Ça permet aussi de voir si le changement climatique a des impacts sur les espèces", explique Danny. "Cette année, c'est peut-être le fruit du hasard, mais j'ai observé une diminution pour certaines espèces, entre autres les mésanges."
Un top 10 régulier
Outre ces mésanges, Danny a pu observer cette année beaucoup de tourterelles, des pinsons des arbres, des moineaux et un merle. Des observations qui viennent s'ajouter aux nombreuses données collectées par Natagora.
"On a un top 10 qui est quasiment le même chaque année", révèle Anne Weiserbs, responsable de l'opération de recensement chez Natagora. "Et dans ce top 10, il y a beaucoup de corvidés. On retrouve la corneille noire, le jet, la pie ou encore le pigeon ramier. Et alors, il y a quelques petits passereaux comme le merle, la mésange bleue ou la mésange charbonnière. Ce sont des petits oiseaux qui vont se contenter de peu."
Parmi les 10 000 participants au recensement, certains comme Danny ont pu observer beaucoup d'oiseaux. D'autres ont eu moins de chance et ont peut-être été déçus de ne rien voir. Mais les absences d'oiseaux sont aussi des indications importantes.
"Ce sont des données en soi et nous devons comprendre ce qui se passe. C'est parfois lié à une maladie, comme avec le merle noir qui subit de plein fouet un virus qui s'appelle le usutu", continue Anne Weiserbs. "On doit pouvoir suivre comment le merle se remet de ça. Donc toutes les données d'absences sont importantes aussi."
Des jardins accueillants
Pour maximiser les chances d'attirer nos amis à plumes dans les jardins, il existe néanmoins une astuce : celle de développer un environnement accueillant pour les oiseaux. Chez Danny, on retrouve un biotope relativement sauvage.
Au fil des années, "j'ai gardé des zones plus boisées et plus petites, avec des arbustes, des haies et des sapins, où les oiseaux peuvent venir manger, faire leur nid et se protéger des prédateurs", décrit Danny. "C'est important de créer ce biotope et de cultiver ce côté un peu sauvage dans le jardin."
Si vous avez participé au recensement de Natagora, vous avez jusqu'au 9 février pour encoder vos données sur le site de l'organisation. Et si l'opération vous a plu, Natagora aura à nouveau besoin de vous en juillet, pour recenser les papillons.
Sur le même sujet
Recommandations
Le "Forest Day 2026" à l'Espace Senghor le 20 mars
Potager des Possibles : l’autocueillette comme nouvelle formule
La commune de Walhain met à disposition des pièges contre le frelon asiatique
Espèces invasives : de nouvelles plantes interdites à la vente et à la culture
Reproduction des batraciens : Natagora en opération sauvetage à Grand-Leez
Agriculture : la Wallonie se dote d'un nouveau plan "réaliste" contre l'érosion des sols
Grand-Leez : un cheval ardennais à l’écochantier participatif de la phragmitaie
Dans le projet de 5 éoliennes entre Orbais et Tourinnes, Nosse Moulin devient partenaire
Les travaux vont commencer sur le site de l'ancienne briqueterie de Grand-Manil