Chastre : un projet moins imposant pour le hangar de Jonathan Dolphens

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Une réunion citoyenne s'est tenue ce lundi soir à Chastre pour calmer les esprits, dans le dossier des "Jus de Jonathan". Le maraîcher a présenté un projet de hangar nettement moins ambitieux que le premier.

Les esprits s'étaient échauffés, cet été, du côté des habitants de la rue des XV Bonniers. Ils avaient eu vent d'un projet de construction pharaonique : Jonathan Dolphens, bien connu dans la région pour les fraises qu'il commercialise en bordure de la Nationale 4 à Corbais, souhaitait implanter un hangar de 2.150 mètres carrés, haut de plus de 11 mètres, sur une terre agricole lui appartenant, sise en bordure de plusieurs habitations.
 
Les riverains ont lancé une pétition pour s'opposer à ce projet, tandis que la commune de Chastre procédait à une enquête publique, non obligatoire, pour étudier la faisabilité d'un tel projet. À son retour de vacances, mi-août, le maraîcher est venu s'expliquer auprès des services de l'urbanisme. Il a été prié de revoir ses ambitions.

Une réunion citoyenne pour apaiser les esprits

Ce lundi soir, les riverains étaient conviés à une réunion à la maison communale, sous l'égide des autorités chastroises. "J'ai toujours souhaité avoir une commune apaisée", a expliqué en préambule le bourgmestre Thierry Champagne (Chastre 20+). L'architecte du projet et le représentant du bureau d'études DLV sont venus présenter un projet nettement moins imposant que le premier. Le futur hangar de stockage mesurera 36 mètres sur 18, avec une hauteur maximum de 7,23 mètres, pour une superficie totale de 650 mètres carrés. Soit environ quatre fois moins que le projet initial. Jonathan Dolphens y entreposera son matériel de maraîchage, ses outils, ainsi que des caisses de bois, de la paille et des céréales.
 
Les voisins ont pu poser leurs questions et exprimer leurs inquiétudes concernant les nuisances, les risques d'inondations ou l'intégration de ce nouveau bâtiment dans le paysage. Avec ce projet nettement revu à la baisse, le maraîcher a tenu à calmer les esprits. La balle est maintenant dans son camp : un nouveau permis doit être déposé, qui fera l'objet d'une enquête publique.
 
Ce lundi soir à Chastre, beaucoup regrettaient la tournure des événements, due à une communication empressée que Jonathan Dolphens reconnaît volontiers.


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