Après 14 ans de procédures diverses, la démolition de l'ancienne sucrerie de Chastre va pouvoir débuter. 40% des logements qui y seront construits ont déjà trouvé preneurs.
Le mot "enfin" était sur toutes les lèvres, ce vendredi midi, sur le site de l'ancienne sucrerie de Chastre. Tant du côté des promoteurs, architectes et autres porteurs de projets que du côté des autorités communales, les sourires s'affichaient. Les travaux de démolition vont pouvoir commencer. Enfin ! Car 14 ans se sont écoulés entre la signature de la première convention et la délivrance du permis définitif, en 2025.
Guido Eckelmans, patron de la société immobilière qui porte son nom, n'avait jamais connu de délais aussi longs avant la mise en œuvre d'un projet. C'est qu'il n'y a pas eu que des recours. Des éléments extérieurs sont intervenus. " 13 ans, presque 14... Et on n'a pas encore commencé, soupire le promoteur. Le covid est passé par là. Le choix gouvernemental de tout mettre à l'électricité (pompes à chaleur), ça change la conception de l'immeuble, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. On a agrandi les terrasses... Ça a rendu quand même le projet un peu lourd. "
111 logements, des commerces, des bureaux et une crèche dont la gestion sera confiée à la commune de Chastre. Le projet de réhabilitation prévoit aussi la création de voiries, d'une petite place et d'emplacements de parkings. " On est soulagé au service urbanisme, confie l'échevin chastrois Stéphane Colin (Chastre 20+ LB). Le dossier revenait chaque fois avec des modifications à reprendre, à relire. Il a mûri. On a tenu compte de tous nos interlocuteurs, le dossier est apaisé. "
Du côté du voisin walhinois, on se félicite des avancées obtenues en termes de mobilité. Sauf dérogation exceptionnelle, le charroi ne passera pas par la Grand-Rue de Perbais durant les travaux. Les camions arriveront par la route provinciale (côté Chastre donc). La rue Ledocte restera à double sens. Une étude mobilité sera menée en vue d'adapter, s'il le faut, certains éléments a posteriori.
Quant aux futurs logements, 40% d'entre eux ont déjà trouvé acquéreurs. Un excellent départ donc, après 5 mois de mise sur le marché. La première phase des travaux (désamiantage, démolition et dépollution du sol) peut donc débuter dans un climat (enfin !) apaisé. Fin prévue d'ici 4 à 5 ans.
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