À Perwez, l'ASBL Hirondelle est active depuis 2002 et accompagne des primo-arrivants dans leur parcours d'intégration en Belgique. Notamment en proposant aux personnes non-francophones des cours de français.
Viorika a fui l'Ukraine, il y a trois ans. Elle est encadrée par l'Hirondelle, un service agréé pour le parcours d'intégration, depuis son arrivée en Belgique. L'apprentissage de la langue lui a ouvert de nombreuses portes. "Ça nous donne la possibilité de trouver un travail. Cela nous apporte aussi la communication avec des amis, c'est très important. Ça m'a aussi donné la possibilité de découvrir toutes les traditions belges. C'est aussi très important", confie-t-elle.
Viorika a entamé une formation professionnelle via le CISP de l'Hirondelle, le centre d'insertion socio-professionnelle. Elle espère trouver un emploi en cuisine, pourquoi pas dans une maison de repos. Maria, elle, a quitté la Russie par amour pour son mari belge. C'était il y a 18 ans. Installée récemment à Jodoigne, l'Hirondelle l'aide à trouver un emploi dans le secteur administratif. "Ils m'aident à faire un curriculum vitae et une lettre de motivation. L'équipe de l'Hirondelle est forte pour motiver à chercher un travail. Ils ont de l'espoir pour nous, nous disent 'allez, vas-y, tu peux réussir'", sourit Maria.
"Les gens arrivent avec un passé"
Pour leur dernière semaine de formation, les apprenants se sont prêtés à des ateliers d'écriture et d'expression, avec le CEC de Perwez. Le but de cette journée au Foyer culturel était de réaliser des capsules vidéos qui dévoilent la part d'humain derrière les services proposés par l'ASBL perwézienne. "Les gens arrivent avec un passé, avec une histoire. Si on prend le public ukrainien, ils sont arrivés car il y a la guerre dans leur pays. Ils ne sont pas arrivés par choix, pour certains. On travaille sur tous les aspects : il y a les cours de français et d'informatique, mais on travaille beaucoup avec des personnes, des êtres humains. Donc, cet aspect-là est aussi super important dans la formation", rappelle Jason De Waele, directeur du CISP.
Cette année, 24 apprenants ont été suivis par le CISP. "Ce sont des personnes non-francophones qui ont une vraie envie de rester en Belgique et de trouver un projet professionnel en Belgique", explique Jason De Waele. "On a déjà trois ou quatre personnes qui ont trouvé un contrat de travail. Pour la plupart, ils ont un chouette projet post-formation. Soit une recherche d'emploi déjà bien cadrée par rapport à ce qu'ils avaient quand ils sont arrivés. Soit une formation pour se spécialiser."
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