30 tonnes. C'est la quantité de déchets récoltées dans les rivières brabançonnes en 2025 par l'asbl Aer Aqua Terra. Un chiffre qui démontre l'efficacité de l'association. Mais qui interpelle et pousse à la sensibilisation du grand public.
Des plastiques en tout genre, des pneus, mais aussi des lingettes… En 2025, la pêche fut bonne pour l’ASBL Aer Aqua Terra. En 12 mois, l’association est parvenue à extraire pas moins de 30 tonnes de déchets des cours d’eau du Brabant wallon. Un chiffre interpellant, plus élevé qu’en 2024, mais qui s’explique par des conditions météorologiques particulières cette année. Il a fait très sec.
« Les années de stress hydrique, c’est un peu le graal pour nous, parce que ça nous permet de faire un travail beaucoup plus fin et précis dans les rivières. L’eau est plus claire, nos conditions de travail sont facilitées », explique Ann-Laure Furnelle sur notre plateau.
Plus de 4 tonnes de lingettes
Parmi les déchets sortis de l’eau, les lingettes constituent un véritable cheval de bataille pour Aer Aqua Terra. D’année en année, les quantités de ces serviettes hygiéniques ne diminuent pas.
« C’est le seul déchet qui continue à arriver en pareille mesure. On a fait 4 800 kg de lingettes en 2025, c’est plus de 10 % de notre bilan total », déplore Ann-Laure Furnelle. « C’est inquiétant de retrouver systématiquement ces lingettes à des endroits où nous sommes déjà passés. »
Et la tendance se confirme déjà pour 2026. En deux jours de sortie sur un tronçon de 50 m, « on a déjà récolté 440 kg de lingettes. On les retrouve généralement sous forme de congères, qui provoquent des débordements des cours d’eau en cas de crue ou de fortes pluies. »
L’aide précieuse des bénévoles
Aujourd’hui, Aer Aqua Terra peut compter sur quatre employés pour assurer ces missions. Mais son travail de sape dans les rivières, elle ne pourrait l’assurer avec une telle rigueur sans l’aide précieuse des bénévoles. Ils sont plus de 400 à s’investir dans le nettoyage des cours d’eau en Brabant wallon.
« Ils sont indispensables pour nous, c’est un vrai renfort », souligne la fondatrice d’Aer Aqua Terra.
Pour Ann-Laure, si elle parvient à mobiliser autant de monde, « c’est parce que le travail dans les rivières est important. Je pense que ça les rend heureux de passer la journée dans l’eau. On est dans une action concrète, porteuse de sens. »
La main tendue aux communes
Mais malgré l’aide des bénévoles, Aer Aqua Terra ne peut pas fonctionner sans fonds publics. Si la structure bénéficie déjà d’aides provinciales et régionales, c’est vers les communes qu’un appel est aujourd’hui lancé.
« Le travail que nous réalisons rentre clairement dans leurs compétences, à savoir la salubrité publique. Nombreuses sont les communes qui connaissent la valeur de notre travail. Je leur demande de continuer à nous aider, parce que notre travail prend beaucoup de temps. On est en moyenne trois jours par semaine dans l’eau », conclut Ann-Laure.
Pour rejoindre l'ASBL et participer à ses missions de nettoyage des rivières, une seule adresse. Le site de l'ASBL, dans la section inscription.
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