Les Médiévales de Corroy-le-Château se sont tenues ce week-end. Les visiteurs ont notamment profité des combats de chevaliers. Les regards se sont également tournés vers la Lignée de Roly, proposant une reconstitution de la justice du XVe siècle.
Retour en 1462. Jugé par le seigneur de Roly, le malfaiteur vient de subir sa sentence. Mais que lui reproche-t-on exactement ? « Je suis un engrosseur. J’ai fait des choses pas très catholiques avec une noble », détaille Michele.
Tour à tour, le juge et seigneur reçoit plusieurs « criminels ». Chacun a droit à une sentence unique, en fonction de ses méfaits. « La colporteuse a parlé de moi et cela a pris de grosses proportions. Pour la punir, on va lui couper la langue en deux », avance-t-il.
Par cette activité, la volonté du seigneur est claire : immerger pleinement le public au cœur de la justice d’antan. « Je pose d’abord le cadre en expliquant la procédure judiciaire, et ensuite je fais participer cinq personnes du public ».
Tout au long de la journée, les spectateurs s’arrêtent régulièrement devant le stand du seigneur de Roly. Qu’ils soient jeunes ou moins jeunes, ils n’hésitent pas à poser des questions et à tester les différents instruments de torture. D’autres appareils sont un peu plus dangereux à essayer. Le seigneur se contente alors d’une simple explication.
Habitué des médiévales depuis dix ans, il constate que la torture a toujours suscité la curiosité.
Une immersion qui permet de mieux comprendre les pratiques judiciaires d’une époque révolue, et tant mieux !
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