Installée à Gembloux depuis 1925, l'entreprise d'usinage Malcourant a traversé les crises en adaptant son mode de management et en misant sur la proximité avec le client.
L'entreprise Malcourant, c'est une institution familiale à Gembloux. Derrière les murs intacts en brique rouge, un matériel de pointe côtoie les tours qui ont connu les générations précédentes. En 1925, l'entreprise se lance dans la révision de moteurs de voitures. S'ajoute une activité charrues. Mais, avec les sauts technologiques répétés, l'entreprise est contrainte de se réinventer. Elle façonne aujourd'hui des pièces pour l'industrie spatiale ou pour celle des loisirs.
Lorsque Patrick Powis reprend les rênes en 1991, il sauve l'atelier de la faillite. En 1995, Pierre Malcourant achète la première machine de tournage à commande numérique. C'est un tournant. " En 2008, nous avons repris les activités d'un atelier voisin, explique l'administrateur délégué. Cela a permis de faire évoluer l'activité vers d'autres domaines, comme la pharmaceutique. Aujourd'hui, nous avons une entreprise qui est forte, qui vient d'investir dans des technologies à commandes numériques qui nous permettent d'appréhender l'avenir de la façon la plus sereine possible. "
Un espace réservé à la recherche est également intégré au milieu des ateliers. Patrick Powis ne s'arrête pas à la modernisation du matériel. Le mode de management est aussi revu : plus horizontal, plus participatif. Pour contrer la concurrence venue de Chine ou des pays de l'Est, Malcourant mise sur la proximité : " Ce qui nous différencie, c'est le service. On va vraiment travailler en collaboration avec le client. C'est pour ça qu'on fait des prototypes ou des petites séries. Cela permet la collaboration avec le client, les discussions sur le terrain. On s'adapte, et c'est là qu'on tire notre épingle du jeu. "
Malcourant a plus d'un siècle, mais elle espère fêter son bicentenaire en visant la croissance et la diversification. Un podcast intitulé "Transform' ta PME" permet de suivre l'évolution de l'entreprise gembloutoise, qui compte aujourd'hui une vingtaine de collaborateurs.
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