Dans le cadre des Journées wallonnes de l’eau, l’intercommunale inBW propose des visites guidées de ses sites d’exploitation. Ce vendredi matin, c’est la station d’épuration de Chastre qui a ouvert ses portes aux élèves de l’école André Geulen.
C’est une matinée en plein air, sur les traces de l’eau, qui occupe ces élèves de l’école primaire walhinoise André Geulen. Avec leurs professeurs, ils participent à une visite guidée de la station d’épuration de Chastre. Un lieu encore inconnu pour bon nombre d’entre eux.
« C’est la première fois que je viens ici », nous confie Théa, élève de quatrième primaire. « J’en avais déjà vu à la télé, mais jamais en vrai », complète-t-elle avec le sourire.
Espace de prétraitement, désablage, déshuilage, puis passage par le bassin biologique et le clarificateur : Julien, le guide des lieux, fait voyager les élèves à travers tous les postes de la station d’épuration. Son objectif : rendre la visite la plus pédagogique possible.
« La clé pour que ça se passe bien, c’est de se mettre un petit peu au niveau du public que l’on reçoit. Il peut être plus ou moins jeune, du primaire ou du secondaire. On essaye d’adapter le vocabulaire que l’on utilise », explique Julien, également contremaître d’exploitation des stations d’épuration à l’inBW. « Mais généralement, ça se passe très bien. »
Une eau propre, mais pas potable
La station d’épuration a pour mission d’assainir l’eau, sans pour autant la rendre potable. Un message essentiel que Julien souhaite transmettre, et que les élèves semblent avoir retenu.
« L’eau qui est nettoyée ici va dans la rivière. Du coup, nous, on ne peut pas la boire », explique Théa à l’issue de la visite. « Elle va servir pour les poissons et la faune aquatique. »
« C’est tout à fait ça », renchérit Julien André. « Le rôle d’une station d’épuration est de rendre l’eau suffisamment propre pour que cela ne pose pas de problème dans les rivières, pour la faune et la flore. C’est souvent une erreur qui est commise. Rendre l'eau potable, c’est le rôle d’un autre département. Nous, nous sommes vraiment dans un rôle d’assainissement des eaux usées. »
Sortir de la classe, dans l’école du dehors
Organisée dans le cadre des Journées wallonnes de l’eau, cette visite guidée permet aux élèves de se confronter au monde qui les entoure et de voir de leurs propres yeux certaines notions apprises en classe.
« C’est ma collègue de 3e primaire qui est à l’initiative de cette activité. C’est dans son programme de cours », confie Simon Vanderose, professeur de citoyenneté et de philosophie à l’école André Geulen. « Nous sommes venus avec les élèves de 3e et 4e primaire. Les élèves de 4e ont vu tout cela l’année dernière. Les 3e sont en train de le voir. La visite est une manière de rendre concrets ces apprentissages. »
L’inBW le rappelle : elle est ouverte à toutes les demandes de visite émanant des écoles. La structure se présente comme un acteur relais, permettant aux établissements de mettre en place l’école du dehors.
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