Un atelier de broderie à main levée était organisé à Chastre ce jeudi. Les habitants étaient invités à représenter, sur une toile collective, les spécificités géographiques de la commune ainsi que ses richesses culturelles, associatives et patrimoniales.
Du fil, des aiguilles et une bonne dose de créativité... Le temps de quelques heures, plusieurs Chastroises et Chastrois participent à un atelier de broderie à main levée. Baptisé « Territoires brodés », l'exercice se tient au cœur de la salle Golard. Il offre aux participants la possibilité de représenter sur un large tissu la carte de leur commune.
« Je suis occupée à placer l'emplacement du mémorial de Kongolo. C'est un endroit par lequel je passe régulièrement lors de mes balades à vélo. C'est un lieu que j'aime bien », confie Anne-Catherine, en plein ouvrage. « Moi, je place un drapeau marocain du côté du cimetière français, parce qu'il y a des tirailleurs marocains qui y sont enterrés. C'est un symbole de la multiculturalité à Chastre », dévoile Hélène.
Trois ateliers par commune
Cours d'eau, voiries, lieux culturels ou associatifs : chaque élément du territoire obtient, au gré des essais, sa couleur et son tissu. L'atelier est encadré, sur plusieurs séances, par le Centre culturel du Brabant wallon (CCBW).
« Chaque commune dispose en moyenne de trois ateliers de trois heures. Nous créons une grande broderie collective sur une toile d'un peu plus d'un mètre », explique Mathis Berny, chargé de projet au CCBW. « Pour l'instant, nous sommes plutôt occupés avec Chastre. Nous sommes déjà passés par Wavre et Grez-Doiceau. Par la suite, nous nous concentrerons sur Mont-Saint-Guibert et Walhain. »
Une préoccupation pour les inondations
Particularité du projet : il s'adresse en priorité à dix communes du Brabant wallon ne disposant pas d'un centre culturel reconnu sur leur territoire. L'atelier permet aux habitants d'exprimer, sous une forme créative, leurs besoins et leurs envies pour leur lieu de vie.
« Nous avons reçu de nombreux éléments liés au territoire, notamment concernant les cours d'eau qui ont débordé lors d'importantes périodes d'inondations », précise Mathis. « Je pense que ce qui revient aussi de manière assez unanime, c'est le besoin et l'envie d'activités qui permettent de créer du lien, de se rencontrer et d'être ensemble. »
Un récit littéraire en support
Et pour ne rien oublier des propositions qui émergent de cet atelier de broderie, les participants peuvent compter sur la présence de Sophie Pirson. Autrice, elle apporte une touche littéraire à cette initiative.
« Nous ne savons pas encore très bien quelle forme prendront ces notes, mais elles accompagneront le projet. Il y a parfois des choses qui sont brodées sans être réellement nommées. Le récit vient donc compléter l'ouvrage », explique-t-elle.
Le CCBW espère finaliser le projet d'ici 2027. À terme, les broderies réalisées devraient pouvoir voyager et être exposées dans chacune des communes participantes.
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