Des Gembloutois ont interpellé le conseil communal, ce mardi soir, concernant l'avant-projet de loi fédérale sur les visites domiciliaires. Ils étaient une centaine à vouloir se faire entendre à l'hôtel de Ville et connaître la position de la Ville.
"Non aux visites domiciliaires." C'est le message de citoyens gembloutois venus en nombre pour assister au conseil communal, ce mardi soir. Plus de 420 personnes ont signé une pétition (toujours ouverte) pour demander aux autorités de se positionner en tant que ville hospitalière. En effet, le gouvernement De Wever a ravivé un avant-projet de loi sur les visites domiciliaires qui autoriserait des interventions policières, sans mandat, dans des logements hébergeant des personnes migrantes.
Le collectif citoyen "Gembloux Hospitalière" a souhaité savoir si les autorités allaient se positionner en tant que ville hospitalière, comme cela avait été le cas il y a quelques années. En 2018, en effet, la Ville de Gembloux avait voté une motion et s'était engagée à devenir hospitalière. Comme l'a rappelé Anne-Catherine Callone, lors de son interpellation, la commune et ses citoyens ont accueilli plusieurs vagues de migrants.
Le collectif et le bourgmestre de Gembloux, Benoît Dispa, n'ont certainement pas la même lecture du texte qui a été déposé à la Chambre. Toutefois, le mayeur a tenté de rassurer en martelant que la motion signée en 2018 tenait toujours et que la police locale était sensibilisée. "Gembloux est et restera une commune hospitalière", a-t-il insisté.
Si l'avant-projet de loi est approuvé par le parlement fédéral, un groupe de travail va s'organiser au niveau communal afin de poser des garde-fous et de s'assurer qu'il n'y ait pas de dérives pouvant nuire aux personnes migrantes et à leurs hébergeurs. Il sera composé de membres de l'administration communale, de la police locale, des membres du secteur associatif et des citoyens. Le but étant d'aboutir à une nouvelle motion. Le collectif Gembloux Hospitalière, quant à lui, continuera à se mobiliser pour éviter un vote favorable du parlement.
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