À Gembloux, des citoyens interpellent le conseil communal pour s'opposer à l'avant-projet de loi sur les visites domiciliaires. Cette mesure autoriserait des interventions policières, sans mandat, dans des logements hébergeant des personnes migrantes.
Si, en Fédération Wallonie-Bruxelles, l’adoption du nouveau décret-programme dans l’enseignement fait couler beaucoup d’encre, au niveau fédéral, c’est un avant-projet de loi sur les visites domiciliaires qui fait réagir.
À Gembloux, un collectif de citoyens lance une interpellation auprès du conseil communal afin de demander aux autorités de se positionner en tant que ville hospitalière, comme cela avait été le cas il y a quelques années. Si l’avant-projet de loi est adopté, l’objectif est de dissuader la police locale d’entrer dans les habitations pour arrêter, sans mandat, des personnes migrantes hébergées.
Anne-Catherine Callone, membre du collectif « Gembloux hospitalière », revient sur les motivations qui sous-tendent cette interpellation, tout en soulignant les inquiétudes concrètes que suscite cet avant-projet de loi. Elle est au micro d’Émile Herman.
Pour signer l’interpellation, le lien est à retrouver via le groupe Facebook « Collectif de Gembloux hospitalière ».
Anne-Catherine Callone la présentera ce mardi 9 juin, en amont de la séance du conseil communal, prévue à 19 h. La salle du conseil est ouverte au public.
La séance sera également retransmise en ligne via la chaîne YouTube de la Ville de Gembloux.
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