Les habitants de Thorembais-Saint-Trond ont lancé une fronde contre le projet de Thomas & Piron, qui prévoit la construction d'un lotissement de 41 habitations. Tous les groupes politiques sont contre. L'enquête publique court jusqu'au 16 septembre.
Dès sa présentation, en février 2025, le projet de lotissement de Thomas & Piron a suscité une levée de boucliers à Perwez. L'entrepreneur envisageait de construire 45 logements au cœur de Thorembais-Saint-Trond, sur un terrain encadré par les rues de l'Intérieur, des Saules, et de la Chapelle, en bordure du ruisseau. L'ambition a été revue depuis lors, et c'est un permis proposant 41 habitations qui est mis à l'enquête publique jusqu'au 16 septembre.
Lors du conseil communal du 20 août à Malèves, le bourgmestre a réitéré la position du collège : il n'autorisera pas l'ouverture de voirie. " On le redit, c'est clairement non, martèle Jordan Godfriaux (Ensemble). L'étude d'incidence n'est pas aboutie, le SOL 14 n'est pas respecté sur plusieurs axes et on a des questions importantes de mobilité qui seraient amplifiées par ce type de projet. Et on vient de recevoir un avis de la Direction des routes du Brabant wallon qui est défavorable. "
Non logique, également, du côté de Villages, qui dénonce depuis le début un SOL (Schéma d'Orientation Local) trop permissif en termes de mobilité, de densité de population, d'aménagement du territoire et de risques d'inondations. " Nous savons que ce lieu est une zone à bâtir, souligne le conseiller Jean-Marc Aldric. Donc nous devons avoir l'intelligence de discuter avec l'un ou l'autre promoteur sur un projet acceptable. Aujourd'hui, il ne l'est pas. Avec le groupe Villages, nous avons introduit un argumentaire assez solide pour permettre au Collège de refuser ce projet même en recours. "
La mobilisation des riverains se matérialise, dans les rues, par des panneaux apposés aux fenêtres ou devant les habitations. Nicole Jeanfils se bat depuis de longues années pour empêcher Thorembais de devenir un village-dortoir. Le projet de Thomas & Piron jouxte son jardin. " Nous sommes très attachés à la problématique du ruissellement et des inondations, explique-t-elle. Nos routes provoquent en outre des vibrations et des fissures dans les maisons. Un charroi plus important ne ferait qu'aggraver la situation. "
L'enquête publique se termine donc le 16 septembre. La balle sera ensuite dans le camp de la Région wallonne et du ministre du Territoire François Desquesnes (Engagés).
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