Avez-vous déjà entendu parler de la balsamine de l'Himalaya ? Considérée comme une plante invasive, elle prolifère le long des berges. Des opérations sont donc menées cet été pour s'en débarrasser. C'est notamment le cas dans l'Orneau, à Gembloux.
Opération nettoyage le long des berges de l'Orneau pour le Contrat de Rivière Sambre et Affluents. Munis de gants et de combinaisons de waders, Hugo et Mathilde ont une mission bien précise : s'attaquer à la balsamine de l'Himalaya, une plante exotique envahissante, particulièrement agressive pour la biodiversité environnante.
"C'est une plante invasive qui colonise les berges. Notre rôle est donc de descendre les cours d'eau pour les arracher. Et aussi d'essayer de cartographier au mieux l'évolution de la plante, d'estimer s'il y en a beaucoup ou pas," expose Hugo, étudiant jobiste pour le Contrat de Rivière Sambre et Affluents.
S'attaquer à la racine, tordre la plante
L'arrachage des balsamines se fait à la main. Pour éviter toute repousse le long des berges, il est nécessaire de procéder avec rigueur et méthode. "La première chose est d'arracher les fleurs si la plante en possède. Et puis, il faut enlever la tige, en s'assurant de récupérer la racine. Et enfin, on brise les fibres, on tord la plante et on la dépose le long des berges", détaille Mathilde, également étudiante jobiste et binôme de Hugo sur l'Orneau.
Un travail physique dans l'eau
Engagés comme étudiants par le Contrat de rivière Sambre et Affluents, Hugo et Mathilde effectuent ici un travail qui leur permet de s'immerger en pleine nature, tout en entretenant leur condition physique. "On marche minimum 10 000 pas par jour, je dirais. Ici, le tronçon sur lequel on travaille est facile, mais il faut s'imaginer qu'on doit parfois faire face à des chablis ou des murs de ronces. On doit parfois remonter sur les berges pour les éviter", continue Mathilde.
Une éradication progressive
L'effort est donc conséquent, mais les dernières observations montrent que **l'**obstination paye. Année après année, les efforts déployés portent leurs fruits, laissant entrevoir une victoire progressive sur la balsamine. "Ici, l'Orneau est vraiment un très bel exemple de succès. La clé est de pouvoir arracher la plante sur un même endroit trois années consécutives. Cette répétition va épuiser la banque de graines de la balsamine et permettre aux espèces locales de reprendre leur place en bordure de cours d'eau", souligne Donatienne de Cartier d'Yves, coordinatrice du Contrat de Rivière Sambre et Affluents.
Au total, les étudiants engagés par le Contrat de Rivière Sambre et Affluents contre la balsamine parcourent chaque année plus de 300 km dans les cours d'eau. Un sillonnage précieux pour assurer la pérennité des milieux naturels.
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