La saison des moissons touche déjà à sa fin dans les champs de Chastre. Cette année, la récolte a été marquée par plusieurs épisodes de fortes chaleurs, qui ont influencé le développement des cultures. L'heure est désormais au bilan pour les agriculteurs.
La fin de la période des moissons a sonné à Chastre. Cette année, les céréales sont arrivées à maturité plus rapidement que d'habitude, dans un contexte marqué par plusieurs épisodes de fortes chaleurs. Les agriculteurs dressent désormais le bilan d'une récolte particulièrement précoce. « La récolte a été très précoce. Ici, on est à peine au 20 juillet et presque tout le monde a déjà fini de récolter le blé, ce qui est très exceptionnel, surtout en Belgique », explique un agriculteur.
Si les conditions météorologiques ont accéléré les moissons, elles ont également pesé sur les rendements. Sur cette exploitation, les agriculteurs constatent une baisse d'environ 10 % des récoltes par rapport aux années précédentes. « Une bonne qualité, la quantité un peu moins, due à la sécheresse. Les plantes ont besoin d'eau pour se nourrir, pour se développer », détaille Matthieu De Wilde, agriculteur.
Le manque d'eau a principalement impacté les volumes récoltés. Les céréales conservent toutefois une bonne qualité cette année, notamment grâce aux conditions rencontrées au moment de la maturation du grain. « Quand il pleut beaucoup, quand le blé est mûr, le poids à l'hectolitre devient mauvais parce que le grain gonfle avec l'humidité, puis, quand il sèche, il rétrécit. (…) Ici, on a un blé qui est bien lourd », précise l'agriculteur.
Si les céréales semblent avoir relativement bien résisté, les agriculteurs pensent déjà aux prochaines cultures. Les productions de printemps, comme le maïs ou les pommes de terre, pourraient davantage souffrir si la sécheresse venait à se prolonger. « Pour les céréales, les dés sont faits. Il a plu assez tôt, donc ça va. Mais tout ce qui est cultures de printemps, le maïs, les pommes de terre, les légumes, c'est plus délicat », ajoute l'agriculteur.
Il s'agit donc d'un bilan contrasté pour les agriculteurs, qui devront continuer à s'adapter à des conditions météorologiques de plus en plus difficiles à anticiper.
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