Ce lundi soir, Natagora invitait des citoyens à découvrir la réserve naturelle qu'elle gère depuis 2016 entre Grand-Leez et Perwez, ainsi que son projet d'extension. Baptisé « Aux sources de la Jette », le site couvrira 11 hectares, sur les deux communes.
Entre les gouttes, équipés de bottes ou de bonnes chaussures, une vingtaine de citoyens sont de sortie à la frontière entre Gembloux et Perwez. Réunis sous l'impulsion de Natagora, ils profitent de cette fin de journée pour découvrir la réserve naturelle de 1,2 hectare, gérée par l'association de protection de la nature depuis dix ans. Un site riche en biodiversité qui, bonne nouvelle, s'apprête à s'agrandir.
« À l'heure actuelle, Natagora gère une petite réserve sur la commune de Perwez, d'un peu plus d'un hectare, que nous aimerions étendre sur la partie gembloutoise. Il y a en effet de ce côté-là une surface très intéressante, avec des milieux très particuliers, comme une roselière, par exemple, explique Michaël Pluijgers, coordinateur du projet européen LIFE chez Natagora. « L'objectif serait de créer une réserve de plus de 11 hectares. Çareprésente une belle augmentation de superficie, nécessaiire pour protéger la biodiversité de cette zone située aux sources du ruisseau de la Jette, qui s'écoule ensuite dans l'Orneau. »
Une réserve transprovinciale
Baptisée « Aux sources de la Jette », cette réserve naturelle de 11 hectares devrait se déployer, comme l'indique Natagora, entre Gembloux et Perwez. Une configuration inédite qui donnerait au site un caractère transprovincial. Malgré une superficie plus importante du côté namurois, « nous devrons de toute façon nous concerter et collaborer pour mettre les attentes des uns et des autres sur la table », nous confie Louise D'Hooge, échevine en charge de l'Environnement à Perwez (Ensemble !). « Notre parcelle du côté de Perwez est plus petite, mais elle n'est pas sans importance, car c'est par notre côté que l'on pourra envisager un accès à la réserve naturelle dans le futur », détaille-t-elle.
Transformation de terres agricoles en zones protégées
Il ne fait aucun doute que l'étroite collaboration entre les deux communes est nécessaire pour mener à bien ce projet. Côté gembloutois, l'enjeu est de pouvoir transformer des terres agricoles, dont la Ville est aujourd'hui propriétaire, en zones naturelles protégées.
« Ici, nous allons vraiment avoir un boost écologique, puisque cinq hectares de terres vont être rendus à la nature afin d'accroître le potentiel de biodiversité de la réserve », développe Gauthier De Sauvage, échevin de l'Environnement et de la Nature à Gembloux (BAILLI). « Nous allons faire en sorte de pouvoir réintroduire, dans ces milieux notamment marécageux, une faune et une flore très rares en SB namuroise."
Un cercle vertueux dans un milieu ouvert
Si chaque étape est respectée, c'est un véritable cercle vertueux qui devrait se mettre en place au sein de cette réserve. Natagora compte y développer des pratiques de restauration du milieu, à la fois douces et durables.
« Les espèces que l'on retrouvera ici seront notamment des plantes capables de fleurir et d'accueillir de nombreux insectes. Ces insectes attireront ensuite toute une série d'oiseaux, ce qui permettra, in fine, de recréer un écosystème tout à fait fonctionnel dans un milieu naturel relativement ouvert », expose Michaël Pluijgers.
Gembloux et Perwez ont ainsi l'occasion de s'inscrire durablement dans la protection de la nature et de la biodiversité. Un enjeu d'autant plus important sur un territoire particulièrement exposé aux activités humaines, qu'il s'agisse de l'agriculture ou encore de l'expansion urbaine.
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