Saisie de 65 moutons à Bruxelles : 13 vivent désormais à Gembloux au Rêve d’Aby

Samedi, la police de la zone Bruxelles-Ixelles a procédé à la saisie de 65 moutons sur la commune d’Haren. Les animaux appartenait à un particulier qui exerçait le commerce d’ovins dans le cadre de l’Aïd el-Kebir qui a lieu ce mardi. Il s’agit d’une fête – la plus importante – de la religion musulmane qui marque notamment la fin du pèlerinage à la Mecque.

Ces animaux étaient destinés au sacrifice. Plusieurs refuges ont travaillé conjointement lors de cette saisie. Le Rêve d’Aby basé à Beuzet sur la commune de Gembloux a recueilli 13 moutons.

Le communiqué du Rêve d’Aby est à lire ci-dessous :

Samedi soir, la police de la zone Bruxelles-Capitale – Ixelles a procédé à la saisie de 65 moutons sur la commune d’Haren. Ces animaux étaient la propriété d’un particulier qui exerçait le commerce d’ovins dans le cadre de l’Aïd el Kebir qui doit se tenir mardi prochain.

Pas une bergerie, mais une décharge

C’est vers 18 heures, ce samedi 18 août que les refuges d’Animaux en Péril, du Rêve d’Aby, d’EquiChance, d’Animal sans Toi..t et de la SPA de Charleroi ont été sollicités pour prendre en charge les 65 moutons détenus dans de très mauvaises conditions. Ces derniers devaient se serrer les uns contre les autres dans des abris de fortune composés de vieilles palettes et quelques tôles, le tout construit sur un terrain qui fait plus office de décharge que de pâturage.

Maltraités et condamnés

C’est dans le cadre d’une plainte pour maltraitance que la police de Bruxelles s’est déplacée chaussée d’Haecht à Haren. Après avoir constaté les faits et entendu le propriétaire, les inspecteurs ont pris la seule décision qui s’imposait dans l’intérêt des animaux. Indépendamment du fait que les animaux survivaient dans ce cloaque, il s’avère que le propriétaire organisait leur vente dans le cadre de la « fête du sacrifice » prévue ce 21 août. Les moutons étaient même proposés «morts ou vifs». Pour rappel, l’abattage des animaux sans étourdissement est interdit en dehors d’un abattoir agréé.

Propriétaire récidiviste

Sur base des informations recueillies, il semblerait que le propriétaire des animaux soit un récidiviste en matière de maltraitance. Il aurait déjà été condamné en Flandre à une interdiction de détenir des animaux. Cette information reste toutefois à confirmer.

Une collaboration exemplaire entre refuges

Dès l’appel de la police, les vans des refuges se sont mis en route aux 4 coins de Wallonie pour converger vers la capitale et ce n’est pas moins de 5 associations et autant de véhicules qui ont été nécessaires pour gérer efficacement cette grosse intervention. Cela n’a été rendu possible que par la mise en place d’un réseau d’associations qui, depuis quelque temps déjà, sont capables de se fédérer. Le principe étant que le premier refuge prévenu contacte ses collègues. Malgré de nombreux bénévoles sur place, l’intervention s’est terminée tard dans la soirée.

Animaux en soins

Les moutons saisis profitent maintenant du confort qu’offrent les refuges qui les ont accueillis. Si l’ensemble du cheptel doit reprendre des forces, les plus mal en point devront bénéficier d’une attention toute particulière.

Les associations remercient la police de Bruxelles

Ce sauvetage n’aurait pu avoir lieu sans la perspicacité des inspecteurs de police ayant effectué le contrôle. Contrairement à d’autres situations où les autorités tergiversent, ici, l’autorité verbalisante a compris l’urgence de la situation et la réelle mise en danger des animaux. Ne pas agir immédiatement condamnait les moutons à mort.

Le propriétaire doit être condamné

Le collectif composé d’Animaux en Péril, du Rêve d’Aby, d’EquiChance, d’Animal sans Toi..T et de la SPA de Charleroi se constituera partie civile contre le propriétaire malveillant dans le cadre d’une procédure pénale. Les associations espèrent que le Parquet de Bruxelles traitera le dossier avec sérieux et ne classera pas l’affaire sans suite.

Le Rêve d’Aby est un refuge wallon agréé pour animaux de ferme et chevaux fondé en 2012 par Sophie Locatelli et Vincent Defoirdt. Cette association non subventionnée fonctionne uniquement grâce à une équipe de bénévoles qui mettent en commun leurs compétences, leur expérience, et leur incroyable énergie pour atteindre le rêve qu’ils ont en commun : un monde dans lequel chaque animal serait traité avec respect.

Le Rêve d’Aby travaille en parallèle sur deux volets :

1) le travail sur le terrain grâce au refuge qui accueille aujourd’hui plusieurs vaches, cochons, chèvres, moutons, chevaux, rescapés d’élevages intensifs ou saisis pour maltraitance. Le refuge ouvre ses tous les quinze jours afin que les visiteurs puissent aller à la rencontre d’animaux souvent méconnus. 2) la sensibilisation du plus grand nombre par l’information et la conscientisation ainsi que le développement d’un réseau d’entraide pour aider qui le souhaite à changer son mode d’alimentation et de consommation

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.