Région de Gembloux : pénurie de médecins en zone rurale

Ce vendredi, près de 4.200 étudiants passent un examen d’entrée aux études de médecine et de dentisterie au Heysel. Objectif : pouvoir suivre ou continuer ces études alors qu’ils manquent des généralistes. En Wallonie, la pénurie de médecins est, en effet, une réalité en zone rurale comme à Chastre, Perwez ou Walhain mais aussi dans des communes comme Gembloux comme nous le confirme Chantal Compère, généraliste dans la Cité des Couteliers (retrouvez son interview ci-dessous).

De moins en moins de médecins à l’avenir ?

Les régions rurales de Wallonie sont de plus en plus impactées par le manque de médecins généralistes. Une information encore confirmée un peu plus, cette semaine, par un article paru dans le journal La Soir. Selon le quotidien, « la Belgique francophone pourrait voir sa densité de médecins généralistes diminuer de moitié au cours des 20 prochaines années« .

Pourquoi ?

Selon le « scénario de base » de la Commission de planification, en 2037, « la Belgique francophone ne pourra plus compter que sur la moitié de sa force de travail actuelle, soit 5,09 médecins généralistes par 10.000 habitants, pour 9,9 médecins par 10.000 habitants en 2012« . Il y aura donc de moins en moins de médecins par habitant. Un phénomène qui devrait s’accentuer dans les zones rurales comme le sudest du Brabant wallon.

En cause : le manque de numéros INAMI et la multiplication des généralistes qui veulent travailler en temps partiel ou partir plus tôt à la pension. « A Gembloux, ils sont, en tout cas, de plus en plus à partir tôt à la retraite », nous confie Martine MinetDupuis, ancienne généraliste aujourd’hui en politique en tant que Présidente du CPAS de Gembloux (MR).

Mathieu Baugniet

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