Pas d’audit sur l’eau à Perwez

Cet audit était une demande formulée par le groupe d’opposition Ensemble! Le point figurait à l’ordre du jour du conseil communal du 23 avril. Voir à ce sujet notre reportage diffusé le même jour.

http://www.canalzoom.com/perwez-faut-il-un-audit-externe-sur-la-gestion-communale-de-leau/

La proposition du groupe Ensemble!

Pour le chef de file de l’opposition, Jordan Godfriaux, cet audit aurait pour objectif de garantir la qualité de l’eau distribuée, une quantité et une pression suffisantes pour un prix le plus bas possible. Réalisé par des professionnels, il permettrait à la commune « de voir quel type de gestion de l’eau serait le plus opportun » pour les habitants du centre-ville, les seuls concernés par le réseau communal puisque les villages sont desservis par la SWDE. Pour Jordan Godfriaux, trois options possibles : 1. Garder le réseau et y investir 2. Le vendre à in BW ou à la SWDE qui est la mieux placée en raison des connexions établies avec le réseau communal. 3. Délocaliser les puits de captage.

La réponse du groupe DRC PluS

Selon André Antoine, les prix pratiqués par la commune sont les plus bas du marché : 416,65 euros pour 100 m3 (contre 440,80 euros pour in BW et 489,10 euro pour la SWDE). En qualité, le bourgmestre en titre rappelle que l’eau du réseau communal n’a jamais posé le moindre problème (l’opposition avait évoqué une pollution en décembre dernier, ce qui a laissé des traces dans les relations déjà tendues entre DRC PluS et Ensemble! ). En outre, le remplacement du filtre à charbon actif et un traitement de l’eau par UV vont permettre d’éviter de chlorer l’eau de distribution. Pour ce qui est de la pression disponible, des surpresseurs pallient au défaut constaté dans le château d’eau depuis sa construction en 1963. Mais on ne peut pas garantir la même pression partout. Les connexions avec le réseau de la SWDE (une est réalisée et l’autre est prévue) vont permettre de pallier à un éventuel manque d’eau au centre-ville. Pour André Antoine, la demande d’audit du groupe Ensemble! est « une tempête dans un verre d’eau » au moment où l’on enregistre des problèmes chez tous les opérateurs chargés de la distribution d’eau. Et selon le bourgmestre en titre, l’audit demandé par l’opposition coûterait un minimum de 200.000 euros.

Quid des puits de captage ?

Enfin, reste une inconnue à propos des puits de captage et de la zone de captage situés en zone urbaine, à protéger ou à déplacer. Une étude de préfaisabilité a été réalisée pour la délocalisation des puits et deux zones ont été identifiées. Avant d’aller plus loin, la commune attend maintenant de savoir pour quels montants la SPGE (Société Publique de Gestion de l’Eau) interviendra. L’échevin de l’Environnement, Jean-Marc Aldric, parle d’une fourchette allant de 200.000 à 1.200.000 euros. « Quand on connaîtra le montant de cette intervention, on saura vers quoi s’orienter » ajoute-t-il. La commune doit de toutes manières appliquer le coût-vérité de l’eau, en répercutant sur son prix (sous forme d’amortissement) le montant des investissements à consentir dans le cadre du réseau communal.

Le point introduit par l’opposition a été rejeté en bloc par la majorité.

Emmanuel Schu

 

 

 

 

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