Nouveauté : la viticulture étudiée à Gembloux Agro-Bio Tech

Dans notre pays, la viticulture connaît de plus en plus de succès. Il serait plus d’une centaine de viticulteurs recensés aujourd’hui. Ces dix dernières années, les surfaces exploitées ont triplées et la production de vin a atteint un million de litres en 2015.

Selon la Faculté de Gembloux Agro-Bio Tech (ULiège), « deux domaines viticoles wallons travaillent actuellement en collaboration avec le Laboratoire de Phytopathologie Intégrée et Urbaine afin de mieux connaitre les maladies de la vigne en Wallonie. En effet, toutes les plantes cultivées sont menacés par des maladies. Celles-ci limitent le rendement des végétaux ou altèrent la qualité des produits. Souvent, malgré les effets potentiellement négatifs sur l’environnement et la santé, la pulvérisation de pesticides semble être indispensable pour limiter et traiter ces maladies.

Proposer une agriculture plus durable et remplacer les pesticides par des méthodes alternatives naturelles nécessitent de mieux connaître et comprendre les maladies des plantes. Ce sont les objectifs et priorités du Laboratoire de Phytopathologie Intégrée et Urbaine de Gembloux Agro-Bio Tech, dirigé par Haissam Jijakli et Sébastien Massart ».

Le Domaine du Chenoy

À La Bruyère, près de Gembloux, le vignoble du Domaine du Chenoy s’étend sur plus de dix hectares. Il a été créé en 2003 par Philippe Grafé.

Selon la Faculté, « Depuis 2017, la gérance du domaine est reprise par Jean-Bernard Despatures, diplômé de Gembloux Agro-Bio Tech en 1995. Il fut pendant dix-sept ans directeur technique de deux châteaux de renom situés en appellation Moulis-en-Médoc. Le Domaine du Chenoy, en transition bio depuis 2006, possède une position de pionnier au sein de la viticulture écologique belge : grâce au choix initial de ses cépages, plus résistants aux maladies cryptogamiques et plus adaptés au climat belge.

Afin de garantir la continuité d’une production de qualité locale, durable et originale, le Domaine du Chenoy tient à jouer un rôle prépondérant dans l’accompagnement du développement de la viticulture belge. Depuis février 2018, une étude approfondie est en cours sur les terres du domaine, en collaboration avec le Laboratoire de Gembloux Agro-BioTech, afin d’identifier certaines maladies et d’analyser leur répartition dans le vignoble. Des échantillons sont ainsi prélevés et analysés au Laboratoire pour mieux étudier et comprendre ces maladies ».

Mathieu Baugniet – Source : Gembloux Agro-Bio Tech (Liège)

Un commentaire sur “Nouveauté : la viticulture étudiée à Gembloux Agro-Bio Tech

  1. Que de chemin parcouru, que de temps perdu pour que le monde académique (et agronomique) reconnaisse une viticulture respectueuse de l’environnement et des consommateurs.
    Quand je pense aux discussions épiques et enflammées avec Robert Tréfois (professeur à Gembloux, spécialiste des cerisiers) fin des années 1980 et début des années 1990. Il ne supportait pas que l’on parle de viticulture biologique en Wallonie. Cela se passait alors dans le cercle fermé des viticulteurs wallons membres des Cordeliers de saint-Vincent.
    Lorsque la première appellation contrôlée a été rédigée (par la FVS fin des années 1990) il était hors de question de parler de vins bios ! Je rêvais à l’époque que la Wallonie se distingue en proposant un décret qui lie l’appellations aux pratiques culturales respectueuses de l’environnement. J’avais beau avoir quelques contacts au sein du cabinet Daras, le Ministre Happart n’a rien voulu entendre…
    Je suis d’autant plus ravi de l’évolution qui se dessine vingt ans plus tard, mais regrette que cette intelligence ne se soit pas manifestée plus précocement. Mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais ?

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