Une nouvelle prime verra le jour le 1er janvier 2021 à Gembloux. Elle vise à encourager l'utilisation de langes lavables. Les (futurs) parents et tuteurs d'enfant en bas âge pourront bénéficier d'une prime de maximum 100 euros par an et par enfant pour l'achat de langes réutilisables. Cette mesure est née pour compenser la décision du BEP. En effet, dès le 1er janvier, les langes devront être évacués avec les déchets résiduels et ne pourront donc plus être compostés.
La prime et ses langes ne font pas l'unanimité
Le MR et le PS ont voté contre cette prime et DéFI s'est abstenu au terme d'un long débat lors du conseil communal mercredi soir. Si les discussions ont permis de découvrir la variété de couches disponibles sur le marché, elles n'ont pas réconcilié partisans des langes lavables et leurs détracteurs. "C'est une prime idéologique inéquitable" a réagit Chantal Chaput (MR). "L'investissement de départ pour des langes lavables est très couteux. Il faut laisser le temps aux parents de s'adapter. Par ailleurs, la prime ne compensera pas le surcoût du changement imposé par le BEP. Il faut d'autres compensations" a ajouté Valérie Hautot (PS). La conseillère de la minorité propose de coupler la prime à une diminution de la part forfaitaire de la taxe déchets pour les parents concernés. Carlo Mendola (DéFI) suggère que la prime puisse être valable aussi pour les couches biodégradables. "Nous prenons bonne note de ces suggestions et nous allons les examiner. Je rappelle que nous avons appris la décision du BEP à la fin de l'été. Ca ne nous laissait pas beaucoup de temps pour réagir" a expliqué Laurence Dooms (Ecolo). En réponse à une question du PS, l'échevine de la Transition écologique a également précisé que des campagnes d'informations sont prévues par l'intercommunale et que la Ville accompagnera aussi les parents désireux d'utiliser des langes lavables.Les milieux d'accueils et accueillantes eux aussi soutenus par la Ville
Ce changement va engendrer un poids plus importants des poubelles à puce et donc entraîner également un surcoût pour les accueillantes d’enfants et les structures d’accueil. La Ville souhaite donc les soutenir. Elle a majoré la prime à la continuité dont elles peuvent bénéficier: de 100 à 150 euros par place d'accueil autorisée tous les deux ans. "C'est trop peu. 25 euros par an par enfant ne couvrira pas la moitié du surcoût. Les accueillantes sont déçues. Elles espéraient un soutien plus important" a réagit Chantal Chaput. "Cette décision discrimine en plus les nouvelles accueillantes puisque la prime à l'installation reste identique" a complété la conseillère libérale. La mesure est aussi jugée insuffisante par le groupe PS. "Ne perdons pas de vue qu'à l'origine, la Ville n'y est pour rien dans ce problème. Elle doit une nouvelle fois subir voire compenser les conséquences des décisions prises par un autre niveau de pouvoir. Nous assumons pourtant une part de responsabilité qui n'est pas la nôtre" a précisé le bourgmestre. "Aucune autre intercommunale n'avait permis de jeter les langes dans les déchets organiques. Les Gembloutois ont profité d'une exception pendant 10 ans. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Ce changement a un coût, effectivement, que la Ville assume partiellement" a conclu Laurence Dooms.Recommandations
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