Consommer local, une résolution pour 2020 ?

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Depuis deux semaines, 125 banderoles aux messages accrocheurs longent les nationales de toute la Wallonie. "Qui se sucre le plus ?", "Qui se fait le plus de blé?" ou encore "Devinez qui nous raconte de belles salades?" égaillent les bords de la N4 à hauteur d'Ernage. La campagne de la Fédération des Jeunes Agriculteurs a pour but de sensibiliser les consommateurs aux situations qui posent problème dans la chaîne agro-alimentaire. La vente directe comme alternative  Pour contrer les inégalités, certains agriculteurs de la région ont décidé d'agir en commercialisant en circuit court leurs propres produits : la Ferme du Coqueron à Gembloux, la Ferme du GaSi et  Le Relais du terroir à Perwez, la Ferme du Patriote à Chastre ou encore l'Archenterre à Walhain proposent toute l'année des produits de saison. Les coopératives sont aussi une solution, comme l'Agricovert, qui se définit comme une coopérative agricole écologique qui rassemble différents producteurs ayant pour objectif de vendre leurs produits à un prix juste et viable. Pourquoi envisagent-ils la vente en direct ? Le but est de contrer les inégalités et les déséquilibres dans la vente des productions agricoles. Voici les principales motivations de cette campagne : Des marges inéquitables  Les principales victimes de ces disparités sont les consommateurs et les agriculteurs. On pourrait les qualifier de maillons faibles au sein de la chaîne agro-alimentaire. Les chiffres ci-dessous démontrent que les agriculteurs sont souvent forcés de vendre à perte. Quant aux consommateurs, ils déboursent en réalité plus qu'ils ne devraient. L'exemple parfait est celui de la viande bovine, dont le prix d'achat ne cesse d'augmenter pour les consommateurs, alors que pour les agriculteurs les coûts de production sont en constante augmentation.

  [caption id="attachment_27501" align="alignnone" width="1256"] copyright fja.be[/caption]   Un déséquilibre des droits des producteurs  Les agriculteurs ne se sentent pas réellement protégés face à certaines exigences des intermédiaires. Dans la filière bovine, il n'y a pas de contrats écrits, pas de vérification du poids de la bête, et des paiements qui ne rentrent pas dans les délais. Pour ce qui est des pommes de terre, la situation n'a rien à envier. Imaginons qu'il y ait de fortes pluies et que l'agriculteur se retrouve en incapacité de livrer la quantité prévue, il ne percevra pas le manque à gagner et il devra en plus assurer le coût de la quantité manquante auprès de l’acheteur. Méfiance envers l'étiquetage  Les étiquettes de certains produits que nous consommons quotidiennement manquent de transparence. Par exemple, si vous achetez de la viande hachée, l'origine de départ ne doit pas obligatoirement être mentionnée. C'est le lieu où la viande a été transformée qui sera inscrit. Il est indiqué que votre viande provient tout fraîchement de votre commune, alors que sa provenance est probablement lointaine — parfois des milliers de kilomètres. Cependant, cette alternative n'est pas envisageable pour tous les agriculteurs. Comme l'explique Guillaume Van Binst, secrétaire général de la FJA, "se lancer dans la vente directe représente un investissement important dans un contexte économique parfois instable. Les agriculteurs doivent se former au métier de la vente et en connaître les ficelles". Il mentionne également qu'il faut une situation géographique avantageuse où il y a du passage. Selon les étudiants de Gembloux Agro-Bio Tech, il est possible aujourd'hui d'avoir une alimentation complète et équilibrée en consommant uniquement du local. Consommer en circuit court est une bonne manière de développer l'économie de proximité et de valoriser le terroir de vos magnifiques régions.

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