Conseil communal de Gembloux : la séance du 24 avril

De la séance publique de mercredi, on retiendra essentiellement le lancement d’une procédure qui permettra à la ville de se doter d’un schéma communal de développement commercial, ainsi que l’approbation des plans de pilotage qui entreront en vigueur dans les écoles communales dès septembre prochain.

Des plans de pilotage dans les écoles communales dès le 1er septembre 2019

Ces plans de pilotage ont fait l’unanimité. Ils ont été concoctés par les équipes éducatives des écoles communales (il y en aura quatre avec des déclinaisons dans chaque implantation). Ces plans découlent du Pacte pour un enseignement d’excellence en Fédération Wallonie-Bruxelles. Gembloux est rentré dans le système en 2018 mais les premières actions sur le terrain se verront à partir de la prochaine rentrée scolaire. Les plans de pilotage permettent de dresser un état des lieux des forces et faiblesses de chaque école, de fixer des objectifs mesurables et de les décliner en actions pour 6 ans. L’échevin de l’enseignement Gauthier de Sauvage (Bailli) évoque des objectifs pédagogiques, de dynamique d’école, de cohésion de groupe, de bien-être, de philosophie d’enseignement, etc. Au sein du groupe Bailli, Andy Rogge s’est réjoui de voir les équipes éducatives comprendre l’opportunité qui s’offrait à elles d’avoir un enseignement plus performant. Et de citer pêle-mêle la revalorisation du numérique, de la culture, du sport, ou encore des savoirs fondamentaux tels que la lecture et l’écriture. Des évaluations auront lieu chaque année, et une évaluation plus importante à mi-course (3 ans). Les conseils de participation et la COPALOC (commission paritaire locale) viennent de valider ces plans de pilotage et les délégués aux contrats d’objectifs (nouvelle appellation des inspecteurs) devront aussi les valider en juin prochain.

Un schéma communal de développement commercial

Unanimité encore pour la mise en place d’un outil stratégique déjà utilisé dans des localités comme Hannut ou Marche-en Famenne. Le schéma communal de développement commercial aura pour mission de développer une stratégie en la matière et d’encadrer les demandes de permis d’implantations commerciales. Selon l’échevine du commerce Jeannine Denis (Bailli), cet outil dressera d’abord un diagnostic clair (inventaire des cellules vides, potentialités, déficiences et contraintes en matière de commerces). Il permettra d’obtenir des recommandations, des objectifs de développement, de cibler des implantations à privilégier, d’harmoniser l’intégration des commerces, ou encore de privilégier un emploi de qualité. Il permettra aussi d’améliorer la mise en oeuvre du quartier de la gare, d’orienter les porteurs de projets et de gérer les implantations futures. Pour sa part, le groupe MR a déclaré qu’il était le seul à avoir mis ce point dans son programme… Les Réformateurs se demandent également s’il y aura une concertation avec LLN et Namur au sujet de ce projet, et si les associations de commerçants et les entreprises seront associées à la réflexion. Réponse affirmative du bourgmestre Benoît Dispa (Bailli) qui rappelle que l’élaboration du futur schéma communal de développement commercial demandera au minimum deux ans de travail.

Quid de la piscine ?

On a reparlé du dossier de cette infrastructure fermée depuis septembre dernier. Le conseiller d’opposition DéFI Carlo Mendola souhaitait savoir où en était le dossier. Pour lui, c’est clair la rénovation de la piscine actuelle sera un gaspillage puisque l’outil ne pourra répondre aux normes et aux besoins d’une population en croissance. Et le conseiller de l’opposition de plaider pour un nouvel outil. En réponse, l’échevin des sports Emmanuel Delsaute (Bailli) précise que le moyen le plus rapide d’avoir une piscine ouverte à Gembloux, c’est de rénover celle qui existe. L’INASEP finalise en ce moment le cahier des charges pour des travaux qui pourrait débuter en 2021. En même temps, la Ville met en oeuvre une étude de faisabilité pour une nouvelle piscine à côté du Centre sportif de l’Orneau. Mais là l’investissement serait très important.

Quid de la plaine de jeux de Lonzée ?

Une autre question de Carlo Mendola concernait la future plaine de jeux de Lonzée. « Où en est-on ? » demande également le conseiller DéFI, alors que le dossier remonte à 2015 (achat de terrains et cahier spécial des charges validés en conseil communal) et qu’une enquête publique a eu lieu en mars dernier et le conseil communal a engagé la dépense il y a quelques semaines. En réponse, l’échevin des travaux Gauthier de Sauvage (Bailli) annonce que les travaux n’ont pas encore commencé parce que la procédure du permis d’urbanisme doit être refaite, le problème se situant au niveau de la Région wallonne. « Dès que l’on aura le permis, la Ville pourra notifier à l’entreprise désignée qu’elle peut entamer les travaux » ajoute l’échevin.

Le don d’organes mis en lumière le jour des élections

Au sein du groupe d’opposition MR, le conseiller Frédéric Davister reprend le flambeau de l’ancien conseiller Jacques Sprimont qui souhaitait que la ville profite des journées d’élections pour sensibiliser les électeurs au dons d’organes. La prochaine fois, ce sera donc le 26 mai. Le bourgmestre Benoît Dispa (Bailli) confirme que tout sera fait pour informer les électeurs.

Emmanuel Schu

 

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