Bataille de Gembloux : André Flahaut veut qu’elle soit enseignée à l’école

Ce week-end, le 77ème anniversaire de la Bataille de Gembloux a eu lieu à Chastre et dans la « Cité des Couteliers ». Au programme, une messe avait été organisée samedi à 18h 30 en l’église de Cortil. Des gerbes de fleurs ont également été déposées sur la tombe du Lieutenant-Colonel Albert Noël et devant le monument sur la place du 7ème Régiment des Tirailleurs Marocains.

Ce dimanche, deux moment forts avec la cérémonie au monument Aymes à Gembloux et la cérémonie officielle du 77ème anniversaire à la Nécropole Française de Chastre.

André Flahaut, présent, va proposer une résolution au Parlement de la FWB

Ce dimanche 14 mai, lors de ces commémorations, André Flahaut a annoncé le dépôt d’une résolution. Celle-ci visera à valoriser l’enseignement et le travail de mémoire concernant les événements historiques survenus sur le territoire belge tels que, par exemple, la Bataille de Gembloux-Chastre. Une Bataille qui met en lumière la dimension multiculturelle de la solidarité en temps de guerre. C’est la députée Christiane Vienne qui sera chargée de faire cette proposition.

L’objectif souhaité serait d’intégrer l’histoire de cette Bataille aux cours de citoyenneté dans les écoles notamment dans le cadre du Pacte d’Excellence.

Rappel des faits…

C’est le 14 mai à l’aube que commence la Bataille. Les bombardements débutent vers 7 h du matin. Agissant à Ernage en piqué et en rase-mottes, les stukas pilonnent une heure durant la voie ferrée et ses alentours n’occasionnant que peu de pertes.

Vers 10 h les bombardements reprennent. 35 chars allemands pénètrent dans le village sans résistance : ils avaient été pris tout d’abord pour des chars français ! Puis, ils sont attaqués par des canons de 25. Cette riposte et l’escarpement de la voie ferrée arrête leur progression. Bientôt, un quart d’entre-eux furent atteints. Aussi, préfèrent-ils se replier. Une nouvelle offensive eut lieu vers 12 h. Elle combine cette fois l’artillerie et l’infanterie. Durant toute la journée du 14 mai, les Allemands vont tenter de percer le front entre Ernage et Beuzet mais sans succès.

A l’instar de ce qui s’est passé durant toute la journée, les bombardements vont continuer pendant la nuit. Ils vont provoquer des incendies à Ernage et à Gembloux.Pendant deux jours, du 14 au 15 mai, la 1ère Div. Marocaine supportera l’essentiel de la poussée allemande au prix de lourdes pertes. Près de 1.000 hommes perdus, menant le combat jusqu’au corps à corps. Le 1er Bataillon du 2ème Régiment de Tirailleurs marocains – dont le PC était installé à la ferme de Sart-Ernage – va en sortir réduit à 74 hommes sur plus de 600, et la 2e Cie du Capitaine Grudler sera anéantie.

La bataille se termine, sur ordre de l’Etat -major français, le 15 mai au soir afin d’échapper à un encerclement, les Allemands ayant atteint Philippeville.

1.232 morts lors de cette bataille

603 soldats français ayant participé à la Bataille de Gembloux reposent dans la «nécropole française» de Chastre aux côtés de 168 tirailleurs marocains, 131 tirailleurs algériens et 3 tirailleurs tunisiens.

Strictement alignées, des croix blanches chrétiennes et des stèles gravées d’inscriptions en arabe font face à la campagne chastroise.

Mathieu Baugniet

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